La Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf) donnera un accès aux entreprises marocaine à un marché “large”, a souligné, jeudi à Casablanca, Abdou Diop, associé-gérant de Mazars Maroc et président de la Commission Afrique à la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM).

Les entreprises marocaines auront la possibilité d’importer des intrants à plus bas coût de différents pays du continent avec moins de droits de douane, d’où un potentiel d’importations extrêmement important, a dit M. Diop qui s’exprimait lors d’une conférence initiée par l’Institut des sciences politiques juridiques et sociales (ISPJS) à l’Université Mundiapolis.

Et de soutenir: “Aujourd’hui, nous parlons de l’automobile avec un taux d’intégration de 60%. A la vitesse de croisière, le Maroc va produire un million de véhicules. C’est au moins 4 à 5 millions de pneus, dont aucun en provenance du Continent. Pourtant, la Côte d’Ivoire et le Ghana ensemble sont considérés comme deuxième producteurs mondial d’EVA, la matière première pour le caoutchouc”.

En outre, M. Diop a relevé que l’industrie marocaine de l’automobile pourra, en partenariat avec ces pays, permettre de développer une industrie de la pneumatique dans ces deux pays.

Il a cité plusieurs d’autres produits, notamment la bauxite permettant la production de l’Aluminium (pour la Carrosserie), mettant en avant l’importance du potentiel de complémentarité industrielle, lequel va permettre, entre pneumatique et bauxite, de mettre au moins 15% d’intégration supplémentaire de la chaîne de valeur automobile sur le continent et de renforcer la compétitivité.

De son côté, Ali Lahrichi, Doyen de l’ISPJS a indiqué que la ZLECAf, qui a été un projet rêvé et imaginé par les pères fondateurs de l’Organisation de l’Unité Africaine, est entrain de voir le jour.

Le Maroc, membre signataire de l’accord de cette zone, le 21 mars 2018 à Kigali, et dont le processus de ratification entamé en 2019 est à sa phase ultime, s’inscrit pleinement dans ce pilier fondamental de l’intégration économique africaine, a-t-il poursuivi.

Cette nouvelle édition des tables rondes de l’ISPJS a été l’occasion de discuter aussi des changements qu’implique l’entrée en vigueur, depuis le 1er janvier dernier, de la ZLECAf, ainsi que des défis posés par sa mise en œuvre.

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