L’universitaire marocaine Yousra Abourabi, professeure de sciences politiques à l’Université internationale de Rabat, a présenté, mardi soir à Bruxelles, son ouvrage “Maroc” à l’occasion d’une rencontre tenue à la maison des cultures maroco-flamande “Darna”.

Lors de cette rencontre organisée à l’initiative de l’ambassade du Maroc en Belgique en partenariat avec l’Université catholique de Louvain et la Maison africaine des sciences humaines et environnementales, Mme Abourabi a expliqué la démarche qu’elle a suivie pour écrire cet ouvrage “généraliste” dans lequel elle livre sa vision du Maroc contemporain dans ses différentes dimensions politique, économique, sociale et culturelle.

Devant un parterre d’académiciens, de chercheurs, d’intellectuels, de journalistes et de nombreux membres de la communauté marocaine, l’universitaire a souligné que ce livre, destiné à un public large aussi bien marocain qu’étranger, vient jeter la lumière sur un Maroc dynamique et en pleine métamorphose.

“Il s’agit de saisir les changements et les transformations que connait le Maroc dans un contexte de mondialisation accélérée”, a-t-elle relevé, notant que pour avancer sur la voie de l’émergence, le Royaume a entrepris un certain nombres de réformes ambitieuses dans différents domaines.

Sur le plan économique, Mme Abourabi a expliqué que le Maroc, en choisissant le modèle libéral et en mettant en oeuvre d’importantes réformes, a réussi à avoir un taux de croissance très élevé (près de 4%) lors des dix dernières années et continue de s’insérer progressivement dans le marché mondial des capitaux.

L’universitaire a également mis en exergue les efforts considérables de transformation industrielle et de renforcement des infrastructures du Maroc, ainsi que les atouts qu’offre le Royaume pour les investisseurs étrangers.

Mme Abourabi, s’est, par ailleurs, focalisée sur la place prépondérante des nouvelles technologies dans la société marocaine de plus en plus connectée, notant que cette nouvelle donne crée “de nouvelles formes de solidarités” observées surtout à l’échelle de la jeunesse.

“Cette trans-nationalisation des savoirs agit aussi dans la métamorphose du Maroc et va concourir à une redéfinition des identités”, a-t-elle souligné, précisant, toutefois, que les Marocains restent très attachés à un certain nombre de particularités culturelles et cultuelles.

Pour l’universitaire, les Marocains, tout en étant “très fortement insérés dans cette mondialisation économique et sociétale, demeurent très attachés à la perpétuation d’un certain nombres de traditions culturelles, religieuses et sociales”.

Mme Abourabi a également mis en avant l’émergence de nouvelles aspirations plurielles au sein de la société marocaine, qui ne cesse de connaitre des mutations et de devenir de plus en plus hétérogène, estimant que ces revendications sociales, économiques ou encore climatiques conditionnent les orientations et les choix de l’Etat marocain pour ses politiques de développement.

Et de conclure que l’intérêt de son ouvrage “Maroc” c’est d’attirer l’attention du lecteur sur les particularités du Maroc au sein de son environnement géopolitique et sur les éléments qui constituent son architecture identitaire, à savoir sa sécularité historique, ses particularités géo-culturelles au carrefour de plusieurs continents, les normes choisies pour son modèle de développement, outre les évolutions démographiques, les problématiques sociétales ou encore les tendances culturelles.

La présentation du livre, qui s’est déroulée en présence de l’ambassadeur du Maroc en Belgique et au Grand Duché de Luxembourg, Mohamed Ameur, a été suivie par un débat avec l’assistance sur la politique africaine du Maroc et son partenariat avec l’Europe, son rôle sur la scène régionale et internationale et les progrès qu’il a réalisés en matière des droits des femmes, d’éducation et de lutte contre l’analphabétisme.

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