Emmanuel Macron a dénoncé avec véhémence au micro de Radio J “les discours politiques extraordinairement coupables”, affirmant que la France est devenue une dictature et justifiant de ce fait selon lui la violence politique et sociale.

“Aujourd’hui s’est installée dans notre société – et de manière séditieuse, par des discours politiques extraordinairement coupables -, l’idée que nous ne serions plus dans une démocratie, qu’une forme de dictature se serait installée”, accuse le président dans cet entretien diffusé vendredi matin.

Selon M. Macron, “tous ceux qui aujourd’hui, dans notre démocratie, se taisent sur ce sujet, sont les complices, aujourd’hui et pour demain, de l’affaiblissement de notre démocratie et de notre République.”

Questionné sur la violence, le chef de l’Etat a jugé que “celles et ceux qui portent cette violence, celles et ceux qui, avec cynisme quelquefois, l’encouragent, celles et ceux qui taisent tout reproche qu’il faut avoir oublient une chose très simple: nous sommes une démocratie”.

Invitée sur RMC et BFMTV à dire qui était visé par les propos présidentiels, la porte-parole du gouvernement Sibeth Ndiaye a assuré qu’il n’était pas question pour M. Macron de “jeter l’anathème sur untel ou untel”.

Elle a rapporté avoir entendu elle-même “un responsable syndical de SUD qui justifiait une forme de violence dans les manifestations”, ou “des responsables locaux de la CGT”.

Dans la sphère politique, a-t-elle poursuivi, “vous avez des gens qui accréditent au fond l’idée qu’il y aurait un +régime+ qui imposerait sa loi au reste de la population.”

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