Les belligérants au Yémen ont réaffirmé leur volonté de mettre fin au conflit après que le président américain Joe Biden s’est engagé à soutenir les “efforts diplomatiques”, mais une solution apparaît toujours hors de portée à ce stade, affirment vendredi des experts.

Le conflit au Yémen oppose depuis plus de six ans les rebelles Houthis aux forces gouvernementales. Il a fait des dizaines de milliers de morts et des millions de déplacés, selon des organisations internationales, et provoqué la pire crise humanitaire au monde, selon l’ONU.

Dans son premier discours de politique étrangère depuis qu’il a succédé à Donald Trump, Joe Biden a mis fin jeudi au soutien américain à la coalition, appelé à renforcer les efforts diplomatiques pour mettre fin au conflit et confirmé la nomination d’un diplomate chevronné, Timothy Lenderking, comme émissaire pour le Yémen.

Le gouvernement yéménite, reconnu par la communauté internationale, a salué ces annonces, soulignant “l’importance de soutenir les efforts diplomatiques” et saluant la nomination de M. Lenderking comme une “étape importante” pour “mettre fin à la guerre causée par les Houthis soutenus par l’Iran”.

Les Houthis, qui contrôlent une grande partie de l’Ouest et du Nord dont la capitale Sanaa, ont apporté leur soutien à l’approche de la nouvelle administration américaine, qui a aussi indiqué en janvier qu’elle reconsidèrerait la décision de M. Trump d’inscrire les rebelles sur sa liste des “organisations terroristes”.

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