La sénatrice Elizabeth Warren a quitté jeudi la course à la Maison Blanche après plusieurs défaites cuisantes aux primaires démocrates, laissant place au grand duel entre Bernie Sanders –son ami de “longue date”– et Joe Biden.

En annonçant son abandon devant sa maison du Massachusetts, elle a dit n’être pas prête à indiquer “aujourd’hui” si elle apportait son soutien à l’un des deux hommes encore en lice.

Un peu plus tard, sur la chaîne MSNBC, elle a néanmoins confié que Bernie Sanders était un vieil ami avec lequel elle travaille depuis “très, très longtemps”. Ils partagent en effet beaucoup d’idées marquées très à gauche.

Concernant l’ancien vice-président modéré Joe Biden, qui a récupéré ces derniers jours sa position de favori pour l’investiture démocrate, la sénatrice a souligné sur MSNBC qu’ils abordaient de nombreux sujets avec “différentes directions”.

Le soutien de cette ancienne professeure de droit, pourfendeuse de Wall Street et qui dispose d’un bon réseau de bénévoles très motivés, est désormais très courtisé.

Bernie Sanders, sénateur du Vermont se revendiquant “socialiste”, a applaudi la “campagne extraordinaire des idées” menée par sa collègue au Congrès des Etats-Unis, notamment sur l’écologie, la dette étudiante, la couverture médicale universelle et la protection du droit des femmes.

“Sans elle, le mouvement progressiste ne serait certainement pas aussi puissant qu’il l’est aujourd’hui”, a-t-il tweeté.

“La sénatrice Elizabeth Warren est la combattante la plus farouche pour les familles de la classe moyenne”, a tweeté Joe Biden après l’annonce de son retrait. “Nous avions besoin de sa voix dans cette course”.

Elizabeth Warren, 70 ans, s’était hissée au sommet des sondages à l’automne avant de retomber. Elle n’a pas gagné une seule de la vingtaine de primaires organisées à ce jour, essuyant même des défaites dans le Massachusetts qu’elle représente au Sénat et dans l’Oklahoma où elle a grandi.

 

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