Le Maroc s’est engagé dans un processus de lutte contre les violences faites aux femmes en adoptant une approche holistique qui s’appuie sur plusieurs dimensions, dont la prévention, la protection, la prise en charge et l’autonomisation, a souligné, jeudi à Rabat, le Chef du gouvernement, Saâd Dine El Otmani.

Intervenant lors de la cérémonie de nomination des membres du Comité national chargé des femmes victimes de violence, M. El Otmani a relevé que le Royaume a choisi cette approche “étant persuadé que l’atteinte des objectifs du développement souhaité est tributaire de la garantie des conditions d’une participation équitable des citoyens, hommes et femmes, sans discrimination ni violence.

La création du Comité national chargé des femmes victimes de violence, qui sera présidé par Mme Zhour El Horr, consolide l’institutionnalisation des mécanismes de coordination entre les différents intervenants en matière de lutte contre les violences faites aux femmes, eu égard aux attributions qui lui sont conférées en vertu de la loi 103.13, a-t-il relevé, notant que le Maroc a atteint une étape de mise en place de mécanismes nationaux qui veillent à la protection des femmes contre toute forme de violence.

Ce constat renseigne sur la position de leadership qu’occupe désormais le Royaume en matière de mise en place de politiques publiques et de promulgation de lois qui promeuvent les droits des femmes sur les plans africain et arabe, s’est félicité M. El Otmani, soulignant que le Maroc continue d’enrichir son expérience avérée dans ce domaine, ce qui contribue à la consécration des droits des femmes et leur autonomisation, sous la sage conduite de Sa Majesté le Roi Mohammed VI.

Il a, en outre, relevé que l’approche marocaine s’appuie sur une méthode globale et des principes puisés dans la constitution de 2011.

Le volet juridique constitue certes “un mécanisme principal pour notamment garantir la protection nécessaire aux femmes, faciliter leur accès à la justice et prévenir l’impunité de l’agresseur, mais il ne suffit pas à lui seul, a fait toutefois observer le Chef du gouvernement, mettant en avant l’apport important des aspects éducatif, économique, culturel, social et politique, dans le cadre d’une approche globale et intégrée à laquelle adhèrent tous les intervenants, tant au niveau local que national.

Pour sa part, la ministre de la Famille, de la solidarité, de l’égalité et du développement social, Bassima Hakkaoui, a estimé que la nomination des membres du Comité est le couronnement d’un long parcours en matière de protection de la femme marocaine de toutes les formes de la violence, et dont la dernière étape fut l’adoption de la loi n° 103.13, en plus des efforts du gouvernement et de la société civile.

La nomination des membres de ce Comité s’inscrit dans le cadre de la mise en oeuvre des dispositions de la loi relative à la lutte contre les violences faites aux femmes et le décret y afférent, a-t-elle précisé, faisant savoir que le Comité sera le maillon principal du système de prise en charge des femmes victimes de violences, et œuvrera en étroite collaboration avec ses différents mécanismes.

Mme Hakkaoui a également appelé tous les acteurs à multiplier les efforts en vue de changer la culture de violences faites aux femmes dans le pays.

La Présidente du Comité, Zhour El Horr, a, quant à elle, estimé que la nomination des membres constitue un message fort selon lequel le Maroc a choisi d’adhérer à la mise en oeuvre effective des principes des droits de l’Homme et de la protection des femmes de toute forme de violence.

Les membres du Comité sont des représentants des secteurs gouvernementaux et des administrations centrales, qui vont veiller à l’application des dispositions de la loi n°103.13 ainsi qu’à la lutte contre le fléau des violences faites aux femmes, a souligné Mme El Horr.

Le Comité de lutte contre les violences faites aux femmes a pour missions notamment de garantir la communication et la coordination au niveau national entre les départements gouvernementaux et les administrations centrales concernées, donner son avis au sujet des plans d’action des commissions régionales et locales, superviser leur exécution, recevoir et examiner les rapports de ces commissions.

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