L’accord sur la protection des investissements que la Chine et l’Union européenne négocient depuis sept ans est “dans la dernière ligne droite”, a annoncé vendredi Pékin, alors que les deux parties se sont donné pour objectif de conclure cette année.

Un compromis entre Chinois et Européens permettrait de cimenter les liens économiques entre les deux puissances juste avant l’arrivée de Joe Biden à la Maison Blanche dans un mois.

Interrogé lors d’un point de presse, le porte-parole de la diplomatie chinoise, Wang Wenbin, a affirmé que les discussions avaient fait “d’importants progrès” après 10 séances de négociations courant 2020.

“Les négociations sont entrées dans la dernière ligne droite”, a-t-il poursuivi, disant espérer que les deux parties “parviendront à atteindre les objectifs fixés par les dirigeants des deux côtés”.

Lors d’un sommet virtuel Chine-UE en septembre dernier, le président Xi Jinping et ses partenaires européens s’étaient mis d’accord pour conclure les pourparlers avant la fin de l’année.

Les discussions sont “intensives” et “des progrès ont été accomplis dans un certain nombre de domaines”, a confirmé en écho un porte-parole de la Commission européenne.

“L’Union européenne reste décidée à conclure les négociations à la fin de l’année pour autant que cela en vaille la peine”, a-t-il ajouté. “Nous ne privilégierons pas la vitesse aux dépens du contenu”.

Interrogé par l’AFP, le président de la Chambre de commerce de l’UE en Chine, Joerg Wuttke a estimé que les négociateurs avaient “apparemment fait de gros progrès en matière d’accès au marché”.

Alors qu’une réunion des ambassadeurs des 27 pays membres de l’UE est prévue dans la journée à Bruxelles, il a dit espérer un accord “dans les prochains jours” si les Etats décident d’appuyer la négociation.

Lancées en novembre 2013, les négociations visent à protéger mutuellement les investissements européens en Chine et chinois dans l’UE.

Les Européens souhaitent voir leurs entreprises traitées de la même manière en Chine que les entreprises chinoises dans l’Union. Les 27 exigent un meilleur respect de la propriété intellectuelle, la fin des transferts de technologie imposés aux firmes étrangères en Chine et des subventions excessives aux entreprises publiques chinoises.

Autant de thèmes soulevés également par les Etats-Unis dans le cadre de la guerre commerciale lancée par l’administration du président sortant Donald Trump contre la Chine en 2018.

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