Les dirigeants des grandes puissances du G7 se réunissent dès vendredi en Cornouailles, déterminés à mettre en avant leur unité face aux crises mondiales, à commencer par le climat et la pandémie avec la distribution d’un milliard de vaccins anti-Covid.

Réunions de travail mais aussi d’autres évènements, propices aux apartés prennent le relais de longs mois de visioconférences jusqu’à dimanche à Carbis Bay (sud-ouest de l’Angleterre).

Le premier en présentiel en presque deux ans, ce sommet rassemblant Allemagne, France, Italie, Royaume-Uni, Canada, Japon et Etats-Unis est soumis à de strictes contraintes anti-Covid.

Il marque le “retour” des Etats-Unis sur la scène internationale, selon le terme employé par le président américain Joe Biden.

Il permettra de “démontrer que nous sommes unis dans notre détermination à faire valoir que la démocratie et les valeurs démocratiques communes offrent la meilleure voie pour (…) répondre aux plus grands défis mondiaux”, a indiqué un responsable américain.

Cette volonté d’unité risque d’être assombrie par les tensions qui opposent au grand jour les Européens au Royaume-Uni sur l’application du Brexit en Irlande du Nord.

Mais au programme officiel figurent surtout la reprise d’une économie mondiale laminée par la pandémie et le partage plus équitable des vaccins anti-Covid par les pays riches, qui ont accaparé un maximum de doses au détriment des plus pauvres.

Face à la multiplication des appels à la solidarité, les dirigeants devraient s’accorder pour fournir “au moins un milliard de doses” avec l’objectif de “mettre fin à la pandémie en 2022”, selon Downing Street.

Les Etats-Unis ont d’ores et déjà promis de donner 500 millions de doses, et les Britanniques 100 millions, principalement via le dispositif de partage Covax.

C’est trop peu, déplorent des ONG comme Oxfam, soulignant qu’au moins 11 milliards de doses sont nécessaires pour éradiquer la pandémie qui a déjà fait 3,7 millions de morts dans le monde. Elles plaident pour la suspension des brevets sur les vaccins afin de permettre une production de masse. Washington et Paris y sont favorables, contrairement à l’Allemagne.

Un quart des 2,3 milliards de doses administrées dans le monde à ce jour l’ont été dans les pays du G7, qui hébergent seulement 10% de la population de l’humanité. Les pays à “faibles revenus” au sens de la Banque mondiale se contentent pour l’instant de 0,3% des doses injectées.

La lutte contre le réchauffement climatique sera l’autre priorité du sommet, qui se veut neutre en carbone, avant la grande conférence de l’ONU sur le climat (COP26) prévue en novembre en Ecosse.

Le Premier ministre Boris Johnson ambitionne une “révolution industrielle verte”, avec en point de mire l’objectif de réduire de moitié les émissions de gaz à effet de serre d’ici 2030.

Pour préserver la biodiversité, il souhaite que le G7 s’engage à protéger “au moins 30%” des terres et océans à cette échéance.

Le club de sept devrait également favoriser les investissements dans les infrastructures vertes dans les pays en développement pour stimuler et décarboner leur économie.

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