L’Union européenne a beaucoup à offrir pour stabiliser la région, ont affirmé, mercredi à Bruxelles, la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen et le haut représentant de l’UE pour la politique étrangère et la sécurité Josep Borrell, déplorant “le nouvel exemple d’escalade” que constituent les frappes iraniennes contre des bases américaines en Irak.

“L’Union européenne, à sa manière, a beaucoup à offrir: elle a établi des contacts avec beaucoup d’acteurs de la région et au-delà pour désamorcer l’escalade”, a affirmé Mme von der Leyen à l’issue d’une réunion extraordinaire du collège de la Commission.

Elle a également souligné que M. Borrell n’épargnerait aucun effort pour sauver l’accord sur le nucléaire iranien.

La Commission a aussi examiné les nombreuses conséquences potentielles de la crise sur l’Europe, en matière de transport, d’énergie, de politique de voisinage, de la migration, de développement économique, de stabilisation et de reconstruction de la région, a-t-elle précisé.

Les attaques par missiles de cette nuit, a confirmé M. Borrell, sont “un nouvel exemple d’escalade” qui n’est “dans l’intérêt de personne”.

“L’Union européenne, et en particulier la Commission, a beaucoup à apporter”, a-t-il renchéri, notant que l’accord de coopération signé il y a quelques mois avec l’Irak ouvre la porte à des programmes dans le cadre de la prochaine programmation budgétaire de l’UE (2021-2027).

“Il y a plusieurs manières d’apporter une contribution à la stabilisation de la région”, a-t-il ajouté.

Les ministres des Affaires étrangères de l’UE se retrouveront vendredi à Bruxelles pour examiner la situation au Proche-Orient, mais aussi en Libye, rappelle-t-on.

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