La délégation dépêchée à Bamako par la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) a rencontré, samedi soir, le président Ibrahim Boubacar Keïta (IBK) dans un lieu tenu secret.

“Nous avons vu le président Keïta”, a déclaré le chef de la délégation, l’ex-président nigérian Goodluck Jonathan, cité par des médias, notant que “les entretiens se passent bien”.

Plus tôt dans la journée, les émissaires de la Communauté ouest-africaine ont eu de brefs entretiens avec les membres du Comité national pour le salut du peuple, créé par les militaires à la suite de leur mutinerie.

Ils ont été reçus au ministère de la Défense par les membres du Comité et son président, le colonel Assimi Goïta, selon des médias locaux.

Les chefs d’Etat de la CEDEAO ont décidé, jeudi, au terme d’un Sommet extraordinaire par visioconférence, de dépêcher une “médiation de haut niveau” pour assurer le “retour immédiat de l’ordre constitutionnel”.

A l’arrivée de la délégation à Bamako en début d’après-midi, M. Jonathan s’est dit confiant que les discussions permettraient d’aboutir à “quelque chose de bon pour le pays, bon pour la CEDEAO et bon pour la communauté internationale”.

Les envoyés ouest-africains doivent se rendre à Kati, ville-garnison de la banlieue de Bamako devenue le centre du nouveau pouvoir, pour une “visite aux personnalités arrêtées” par les militaires.

La délégation rencontrera dimanche matin les ambassadeurs au Mali des cinq membres permanents du Conseil de Sécurité de l’ONU (France, Etats-Unis, Russie, Grande-Bretagne et Chine), selon un programme relayé par des médias.

Ibrahim Boubacar Keïta, avait annoncé, dans la nuit de mardi à mercredi derniers, sa démission ainsi que la dissolution du parlement et du gouvernement, quelques heures après avoir été arrêté par des militaires.

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