Les travaux de la 8e conférence islamique des ministres de l’Environnement ont démarré, mercredi à Rabat, sous le Haut Patronage de SM le Roi Mohammed VI.

Intervenant à l’ouverture de cette conférence, placée sous le thème: “Rôle des facteurs culturels et religieux dans la protection de l’environnement et le développement durable”, le ministre de l’Energie, des Mines et du Développement durable, et président de la 8e conférence islamique des ministres de l’Environnement, Aziz Rabbah a indiqué que cette rencontre vise à examiner les moyens pour soutenir les efforts des pays membres de l’Organisation de la coopération islamique (OCI) pour faire face aux défis environnementaux, dans le cadre de la consolidation de l’action islamique commune.

Les questions centrales à l’ordre du jour incitent les pays membres à renforcer le plan exécutif pour endiguer et gérer les risques de catastrophes naturels et à adopter des projets importants, comme la stratégie d’activation du rôle des facteurs culturels et religieux dans la protection de l’environnement et le développement durable dans le monde islamique et la promotion du rôle des jeunes et de la société civile en la matière, a-t-il affirmé.

De même, la conférence se penche sur plusieurs questions, notamment le Prix de l’Arabie Saoudite en gestion écologique dans le monde islamique, devenue l’une des récompenses majeures dans la région, a-t-il noté.

Pour sa part, le directeur général de l’ISESCO, Salim Mohammed Al Malik a indiqué que l’Organisation a décidé de devenir une institution amie de l’environnement, conformément aux normes internationales, à travers la gestion de son action au quotidien.

Le thème de cette édition, a-t-il relevé, reflète le rôle essentiel du capital religieux et culturel dans l’éducation sociale, ajoutant que de par sa richesse civilisationnelle, l’Islam est prédisposé à apporter sa contribution dans le domaine écologique.

De son côté, le secrétaire général de l’OCI, Yousef Al-Othaimeen a mis en avant l’importance que revêt la protection de l’environnement comme principe de l’Islam et vu l’exposition des pays islamiques aux changements climatiques.

Les pays membres sont appelés à adopter une démarche complètes pour relever les défis climatiques et de développement, en focalisant sur les législations dédiées et l’intégration de l’aspect écologique dans les projets de développements, en plus du renforcement des capacités humaines et institutionnelles en la matière.

Pour sa part, SAR la Princesse Sumaya bint El Hassan, Présidente de la Société Scientifique Royale en Jordanie, a relevé que la protection de l’environnement revêt une importance extrême, appelant à davantage d’intérêt à cette question en lien avec la sécurité humaine et le progrès socio-économique des peuples islamiques.

Dans une allocution lue au nom de son père SAR le Prince El-Hassan bin Talal, elle a relevé que “face aux changements majeurs que connait le monde, nous devons garder à l’esprit que notre avenir est tributaire de notre capacité d’innovation et de créativité en matière de riposte au dérèglement climatique”.

La séance d’ouverture a été marquée par le Message adressé par Sa Majesté le Roi Mohammed VI aux participants à cette conférence. Cette séance a connu aussi la remise du prix du Royaume d’Arabie Saoudite pour la gestion environnementale dans le monde islamique, session 2018-2019.

Le Maroc a décroché la troisième place ex aequo dans la catégorie des recherches écologiques, en la personne de M. Mustapha Bouazzaoui. Le président du conseil communal d’Agadir a obtenu le prix de la meilleure ville islamique amie de l’environnement, dont l’annonce a été faite en août dernier par le jury.

L’ordre du jour de cette conférence comprend, notamment, l’examen de nombre de rapports et projets de document sur l’environnement et le développement durable dans le monde islamique, ainsi que le Rapport sur le progrès accompli pour la création de l'”Académie islamique pour l’Environnement et le Développement durable”.

Il s’agit, également, du Rapport sur le programme de célébration des capitales islamiques respectueuses de l’environnement et du Rapport de l’ISESCO sur le Plan exécutif d’atténuation et de gestion des risques des catastrophes naturelles dans les Etats membres.

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