Plus que jamais depuis le début de l’épidémie du nouveau coronavirus, les Belges en soif de liberté sont ravis de pouvoir enfin entrevoir la lumière au bout du tunnel avec l’accélération dès ce lundi du processus de déconfinement entamé de manière graduelle le 4 mai dans le plat pays.

Encouragées par la tournure favorable de la crise sanitaire sur le territoire national, les autorités belges ont décidé de passer à la vitesse supérieure dans la dynamique de levée des mesures de confinement imposées depuis le 18 mars en vue d’endiguer la propagation du virus mortel, dans le cadre d’une troisième phase placée sous le signe de “la liberté”.

“Donner plus de liberté aux citoyens” c’est, en effet, l’approche qui domine désormais la nouvelle étape, qui intervient après la reprise du travail dans les entreprises et la réouverture des commerces non essentiels, des écoles, des musées, ou encore des bâtiments historiques.

Pour permettre aux confinés de renouer avec les plaisirs de la vie, condition sine qua non à leurs yeux pour un retour à la normale, les autorités ont prévu davantage d’assouplissements, à commencer par la réouverture partielle, très attendue, des cafés et restaurants, à condition de suivre un protocole très strict.

Parmi les mesures les plus emblématiques de cette étape, figurent également l’élargissement des contacts sociaux à 10 personnes par semaine, hors foyer, au lieu de la bulle des quatre personnes autorisée jusqu’ici, ou encore la reprise des activités culturelles sans public ainsi que des célébrations religieuses avec maximum 100 personnes, toujours en respectant la distanciation sociale et les gestes barrières.

La réouverture des frontières reste néanmoins la décision qui a été particulièrement bien accueillie par les Belges qui aspiraient pouvoir passer leurs vacances d’été à l’étranger, même si cela ne répondait pas totalement à leurs attentes.

Il faut dire que pour le moment, la réouverture des frontières, prévue à partir du 15 juin, ne concerne que les départs vers et au départ des pays de l’Union européenne, du Royaume-Uni et des autres pays de la zone Schengen. Pour les conditions de voyage hors Europe, elles devront encore être déterminées “à la lumière des évolutions des discussions au niveau européen”, comme a tenu à le rappeler la Première ministre belge Sophie Wilmès, en annonçant la semaine dernière les mesures phares de la phase 3 à l’issue d’une réunion du Conseil national de sécurité.

Pour la cheffe du gouvernement, cette étape est caractérisée par une nouvelle approche qui “étend largement le champ des possibilités”, mais maintient “l’obligation de toujours exclure certaines activités, car elles impliquent des contacts trop rapprochés entre les individus, soit des rassemblements de masse, soit parce que des protocoles n’ont pas encore pu être définis”.

“On va pouvoir changer notre approche par rapport aux mesures en vigueur aujourd’hui (…) Nous avons commencé par tout interdire (…). Dès le 8 juin, nous pourrons raisonner avec comme point de départ nos libertés. Autrement dit, tout sera permis, sauf…”, avait-elle résumé.

La phase 3 ne marque pas pour autant la fin du processus de déconfinement de la Belgique, les autorités ayant prévu deux autres étapes (phases 4 et 5) qui s’étaleront sur les mois de juillet et août, “si situation épidémiologique le permet”.

“Cette phase-ci est un pas en avant. Le changement d’approche est important et simplifie les règles à suivre. Mais il ne faut pas faire l’erreur que la page de la crise sanitaire est tournée. Le coronavirus n’a pas disparu, et les risques non plus. Néanmoins, nous touchons du bout des doigts le retour à une forme de normalité. C’est pourquoi nous continuons à faire appel à votre bon sens”, avait conclu Mme Wilmès à l’adresse des Belges.

 

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