La coalition au pouvoir au Kirghizstan a approuvé lundi la candidature du président de la Cour des comptes kirghize, Ouloukbek Maripov, au poste de Premier ministre de ce pays d’Asie centrale.

Les députés représentant la coalition au Parlement ont voté à l’unanimité pour M. Maripov, 41 ans, le seul candidat en lice pour diriger le gouvernement de cette ex-république soviétique.

A la tête de la Cour des comptes depuis 2016, M. Maripov avait précédemment occupé différents postes à responsabilité dans l’administration présidentielle des deux anciens présidents kirghizes: Kourmanbek Bakiev, destitué en 2010, et son successeur Almazbek Atambaïev, actuellement emprisonné.

La candidature d’Ouloukbek Maripov, largement considéré comme loyal au nouveau président Sadyr Japarov, doit encore être validée par le Parlement, une étape qui semble une formalité.

Le populiste Sadyr Japarov a été investi président du Kirghzistan la semaine dernière après avoir remporté les élections dans ce pays, secoué en octobre par une crise politique qui l’avait propulsé depuis la prison jusqu’à la tête de l’Etat.

M. Japarov, 52 ans, purgeait une peine pour prise d’otage lorsqu’il a été libéré par ses partisans à la faveur de troubles qui avaient éclaté lorsque l’opposition avait contesté les résultats des élections législatives, marquées par des soupçons de fraudes.

Le Kirghizstan, pays le plus pluraliste mais aussi le plus instable d’Asie centrale, a déjà connu deux révolutions, en 2005 et 2010, et deux de ses ex-présidents sont en exil.

Mardi dernier, un ancien Premier ministre, Moukhammedkali Abylgaziïev, a été arrêté et accusé d'”enrichissement illicite”.

Samedi, le Comité de sécurité nationale a également arrêté le porte-parole de M. Japarov, Nourgazy Anarkoulov, accusé de corruption.

Bouton retour en haut de la page
Fermer