Un laboratoire moderne de physique des sols sera mis en place à l’Université Mohammed VI Polytechnique (UM6P) de Benguérir et ce, dans le cadre du projet “Innovations techniques et pratiques pour réduire les pertes des sols et des eaux en améliorant les propriétés physiques du sol”, développé par le Centre d’Innovation Agricole et de Transfert de Technologie (AITTC).

Fruit d’un partenariat avec le centre “Rothamsted Research” et l’université de Cranfield (Grande Bretagne), ce projet vise à fournir une formation sur la caractérisation physique des sols et sur la manière dont celle-ci affecte les processus d’érosion des sols dans le cadre d’essais sur le terrain au Maroc, et à mettre en place un laboratoire moderne de physique des sols à l’UM6P, pour soutenir le projet et créer un effet d’héritage en renforçant l’expertise et les capacités à l’UM6P et à l’AITTC, en particulier, précise l’établissement universitaire dans un communiqué publié sur son site internet.

“Rothamsted Research” et l’université de Cranfield disposent tous les deux de compétences en physique des sols solides, relève la même source, ajoutant que les deux sites disposent d’excellents laboratoires de pointe qui, lorsqu’ils sont combinés, peuvent traiter tous les aspects des conditions physiques du sol qui sont pertinents pour l’agronomie et la gestion des sols au Maroc.

En tirant profit de ce partenariat, l’AITTC prévoit ainsi de créer ce laboratoire de physique des sols qui fonctionnera encore dans dix ans, après la durée du projet.

Un laboratoire efficace est cependant bien plus que son existence physique, explique la même source, notant que son succès viendra d’une équipe de scientifiques ayant une compréhension détaillée des aspects théoriques des mesures qu’ils peuvent effectuer, pour mieux comprendre comment les mesures physiques du sol peuvent être utilisées pour interpréter les réactions des cultures aux conditions du sol et étudier comment les différentes cultures affectent les propriétés physiques du sol.

Et l’UM6P d’expliquer que l’un des principaux problèmes auxquels le Maroc est confronté est l’impact des changements climatiques et la prévalence accrue de la sécheresse, rappelant qu’au cours des dernières décennies, le Royaume a souffert d’une sécheresse tous les trois ans.

Et d’enchaîner que ces sécheresses prolongées accentuent la dégradation des sols avec une désertification menaçant 80% des terres et l’érosion des sols en affectant près de la moitié, soulignant que c’est dans cette optique de faire face à ces impacts que l’AITTC a développé ce projet.

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