La Croatie est “en bonne voie” pour intégrer l’espace de libre circulation Schengen, a estimé mardi la Commission européenne dans son évolution des critères d’adhésion de ce pays, présentée à Strasbourg.

La Commission européenne considère que, sur la base des résultats du processus d’évaluation Schengen lancé en 2016, la Croatie “a pris les mesures requises pour que les conditions nécessaires à l’application intégrale des règles et normes Schengen soient remplies”, notamment dans le domaine de la gestion des frontières extérieures. Elle exhorte le gouvernement croate à continuer à “assurer la mise en œuvre cohérente de toutes les actions en cours dans ce domaine”.

Présentant cette évaluation, le président sortant de la Commission européenne Jean-Claude Juncker a félicité la Croatie “pour ses efforts et la persévérance dont elle a fait preuve pour remplir toutes les conditions nécessaires en vue d’intégrer l’espace Schengen”.

“Ce n’est qu’en nous montrant unis et solidaires que nous pourrons garantir un espace Schengen plus fort. Partager la réussite que représente l’espace Schengen doit être notre objectif commun”, a souligné M. Juncker qui s’est dit convaincu que les États membres “prendront les mesures appropriées pour que la Croatie devienne bientôt membre à part entière de l’espace Schengen”.

Dans son discours sur l’état de l’Union de 2017, le président de l’exécutif européen avait soutenu sans équivoque l’idée de permettre à la Croatie de devenir membre à part entière de l’espace Schengen une fois que toutes les conditions nécessaires seraient remplies.

La Commission européenne dresse aujourd’hui un bilan “positif” d'”un long processus d’évaluation et de coopération, qui montre que la Croatie s’est constamment améliorée pour remplir ces conditions”.

Outre la gestion des frontières extérieures, la Commission avait déjà évalué et confirmé auparavant la mise en œuvre intégrale par la Croatie des règles Schengen dans les domaines de la protection des données, de la coopération policière, de la politique commune en matière de visas, des retours, du système d’information Schengen (SIS), des armes à feu et de la coopération judiciaire en matière pénale.

L’espace Schengen est le plus grand espace de libre circulation au monde. Il comprend 22 pays de l’UE (Belgique, République tchèque, Danemark, Allemagne, Estonie, Grèce, Espagne, France, Italie, Lettonie, Lituanie, Luxembourg, Hongrie, Malte, Pays‑Bas, Autriche, Pologne, Portugal, Slovénie, Slovaquie, Finlande et Suède), ainsi que 4 pays associés non membres de l’UE (Norvège, Islande, Suisse et Liechtenstein).

Il permet la libre circulation des personnes entre ces pays sans qu’elles doivent subir de contrôles au passage des frontières, ce qui facilite les voyages, le travail et l’existence en général par-delà les frontières.

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