Le Parlement européen a rejeté jeudi la candidate de la France à la Commission européenne, Sylvie Goulard, a déploré l’Elysée qui dénonce “un jeu politique qui touche la Commission européenne dans son ensemble”.

“Le président (Emmanuel Macron) échangera avec (la présidente de la Commission) Ursula von der Leyen pour examiner les suites à donner, dans le respect du portefeuille attribué à la France”, a réagi la présidence française.

Auparavant, la candidate française Sylvie Goulard avait affirmé sur Twitter avoir “pris acte” du rejet de sa candidature à l’issue de son audition jeudi par le Parlement européen.

“Je prends acte de la décision du Parlement européen, dans le respect de la démocratie. Je remercie le Président de la République (Emmanuel Macron) et Ursula von der Leyen pour leur confiance et tous les députés qui ont voté pour moi”, écrit celle qui a été désignée au portefeuille du Marché intérieur, l’Industrie, la Défense, l’Espace, du Numérique et de la Culture.

La candidature de la Française Sylvie Goulard faisait l’objet d’une polémique avant même le début des auditions publiques auprès des eurodéputés des membres du futur cabinet de la présidente élue de la Commission européenne, l’Allemande Ursula von der Leyen, un passage obligé pour entériner leur nomination.

L’ancienne eurodéputée et ex-ministre était citée dans une affaire d’emplois fictifs présumés d’assistants parlementaires.

Devant les commissions du marché intérieur et de l’industrie, Mme Goulard avait dû notamment s’expliquer sur une procédure judiciaire en cours en France concernant l’emploi d’assistants parlementaires alors qu’elle était eurodéputée. A cet égard, la candidate française avait souligné qu’elle n’avait pas encore été inculpée et que le cas échéant elle en discuterait avec la Président élue pour évaluer la situation et prendre les décisions nécessaires elle-même ou à la demande de la Présidente élue. L’indépendance de la Commission serait menacée si un acte d’accusation conduisait automatiquement à l’obligation de démissionner, avait-elle poursuivi, estimant qu’en cas de condamnation définitive, il faut démissionner, mais qu’avant, la présomption d’innocence doit prévaloir.

Deux autres candidats de l’équipe von der Leyen avaient déjà été recalés auparavant par la commission des Affaires juridiques du Parlement européen “en raison de conflits d’intérêts”. Il s’agit de la Roumaine Rovana Plumb et du Hongrois Laszlo Trocsanyi, désignés respectivement commissaires au transport et à élargissement.

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