Le procureur d’Ankara a annoncé mardi avoir ouvert une enquête contre le dirigeant d’extrême droite néerlandais Geert Wilders pour “insulte” envers le président turc après que celui-ci eut décrit Recep Tayyip Erdogan comme un “terroriste”.

L’enquête porte sur des messages sur Twitter de M. Wilders “contenant des insultes écrites et visuelles” envers le président turc, a affirmé le bureau du procureur.

“Erdogan est un islamiste posant un danger mortel et qui incite à la haine et au terrorisme ici aux Pays-Bas”, a écrit M. Wilders lundi sur Twitter.

Il a aussi publié une caricature représentant la moitié du visage de M. Erdogan sur un drapeau turc et l’autre moitié sur la bannière du groupe Etat islamique, accompagnée du mot “terroriste”.

“Aucun mot prononcé par Geert Wilders et sa bande de néo-nazis ne vaut quoi que ce soit. Le vrai danger est que les gouvernements modérés en apparence et les décideurs politiques soi-disant responsables en Europe puissent partager leurs idées”, a réagi le directeur des communications de la présidence turque Fahrettin Altun.

Le porte-parole de M. Erdogan, Ibrahim Kalin, a de son côté partagé sur Twitter une image de M. Wilders appuyant sur le bout de son nez avec un stylo, accompagné du mot “imbécile”.

Le dirigeant d’extrême droite néerlandais avait déjà indigné Ankara en octobre dernier avec un message similaire ciblant le président turc.

Il avait publié sur Twitter une caricature de M. Erdogan, une bombe sur la tête, assortie du mot “terroriste”. M. Erdogan avait alors déposé plainte contre M. Wilders pour “insulte”.

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