Le parti Ennahdha, vainqueur des élections législatives du 06 octobre dernier, a annoncé son intention d’entamer une série de concertations pour la formation du gouvernement.

“Le conseil de la choura se penchera sur la définition des lignes et choix politiques du parti”, a précisé Imed Khémiri, porte-parole du mouvement “Ennahdha” dans des déclarations à la presse.

D’après lui, le mouvement, qui a mené de nombreux contacts de sensibilisation, envisage d’établir des consultations avec tous les partis représentés à l’Assemblée des Représentants du Peuple (Parlement/ARP), à l’exception de “Qalb Tounès” (Cœur de la Tunisie), présidé par le candidat malheureux au 2è tour de l’élection présidentielle, Nabil Karoui et du Parti Destourien Libre (PDL) de l’avocate Abir Moussi (fidèle au régime déchu).

Il a fait savoir que les concertations seront fondées sur un programme socio-économique comportant l’orientation générale du prochain gouvernement, sa nature et ses structures.

Le mouvement Ennahda avait remporté 52 sièges aux élections législatives du 6 octobre, suivi du parti “Cœur de Tunisie” avec 38 sièges, selon les résultats préliminaires annoncés par l’Instance Supérieure Indépendante des Elections (ISIE).

Viennent ensuite “Attayar” avec 22 sièges, la coalition “Al Karama” (islamiste proche d’Ennahdha) avec 21 sièges, le PDL avec 17 sièges, le Mouvement du peuple avec 16 sièges, “Tahya Tounes” avec 14 sièges et “Machrou Tounes” avec 4 sièges, l’Union Populaire Républicaine, “Nidaa Tounes”, “Errahma”, “Al Badil” avec 3 sièges chacun et “Afek Tounes” et la liste indépendante “Amal wa Aamal” (Espoir et action) avec 2 sièges chacun. Les 17 autres sièges sont répartis entre partis politiques, coalitions et listes indépendantes.

Le parti arrivé en tête disposera de deux mois pour dégager une majorité de 109 voix au Parlement afin de former un gouvernement, le nouveau président de la République n’intervenant qu’en cas de blocage au terme de cette période.

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