Le président américain Donald Trump a suscité une vive polémique cette fin de semaine en s’attaquant tour à tour à l’élu démocrate afro-américain et président du puissant Comité de surveillance et de réforme, Elijah Cummings, puis au révérend Al Sharpton.
Le Locataire de la Maison Blanche a d’abord provoqué un tollé en s’en prenant à la ville d’origine de M. Cummings, Baltimore, qualifiant la circonscription du dirigeant démocrate de “gâchis dégoûtant, infesté de rats et de rongeurs”.
“Le représentant Elijah Cummings a été un tyran brutal, hurlant et criant aux grands hommes et femmes de la Patrouille des frontières à propos des conditions dans la frontière sud, quand en réalité sa ville Baltimore est bien pire et plus dangereuse. Son district est considéré comme le pire des Etats-Unis”, a lancé le président américain sur Twitter.
“Pourquoi tant d’argent est envoyé à Elijah Cummings quand son district est considéré comme le pire et le plus dangereux des Etats-Unis”, s’est-il interrogé, ajoutant qu’”aucun être humain n’accepterait d’y vivre”.
Ces propos ont déclenché une avalanche de critiques de la part des démocrates et des médias qui les ont qualifié de “racistes”, étant donné que la ville de Baltimore, dans le Maryland, est majoritairement peuplée de noirs.  “Donald Trump a montré, encore une fois, qu’il était un raciste qui lance des propos toujours plus racistes et scandaleux”, a avancé la sénatrice Elizabeth Warren. “C’est insultant à la fois pour l’élu et les gens qu’il représente”, a-t-elle ajouté.
Malgré la polémique, M. Trump a renchéri lundi en s’attaquant au révérend noir Al Sharpton qui avait fait part de son intention de se rendre à Baltimore.
“Al est un escroc et un agitateur (…) il déteste les Blancs et les policiers”, a écrit le président américain sur Twitter.
Avec ses tweets assassins, quelques semaines après des attaques jugées tout aussi “racistes” contre un groupe d’élues démocrates issues des minorités, Donald Trump confirme, d’après les analystes, son intention de galvaniser sa base électorale en prévision de l’élection américaine de 2020.

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