Une cinquantaine de migrants ont été secourus mercredi alors qu’ils tentaient de traverser la Manche sur des embarcations précaires, tandis que 63 autres ont été pris en charge sur une plage du nord de la France, ont annoncé les autorités locales.

Mercredi matin, une soixantaine de migrants, parmi lesquels 22 enfants, ont été pris en charge sur la plage de Wimereux (nord de la France), après l’échec de leur tentative de traversée de la Manche, selon la préfecture du Pas-de-Calais.

Soixante-trois personnes – 31 hommes, 10 femmes et 22 enfants- ont été retrouvées sur cette plage proche de Boulogne-sur-Mer.

“Ces personnes ont été rapidement prises en charge par les pompiers. Leur état n’inspirant pas d’inquiétude, elles n’ont pas dû être transportées au centre hospitalier de Calais”, a indiqué la préfecture, précisant que 55 d’entre elles avaient été “mises à l’abri dans un centre d’accueil du Pas-de-Calais”.

Le même jour, 53 personnes ont été secourues alors qu’elles tentaient de rallier l’Angleterre sur des embarcations allant de l'”engin de plage” au bateau de plaisance, en passant par le kayak, le canoë gonflable et l’annexe d’Optimist, a rapporté la préfecture maritime de la Manche et de la Mer du Nord dans un communiqué.

Tous ces migrants ont pu être ramenés à terre sains et saufs grâce à l’intervention des secours et d'”usagers de la mer”, souligne la préfecture maritime.

A Calais, Dunkerque et Boulogne-sur-Mer, ils ont été confiés à la police aux frontières.

Une météo favorable a incité les migrants à entreprendre la traversée par bateau dans la nuit de mardi à mercredi. Ces tentatives de traversées clandestines se sont multipliées ces derniers mois, malgré les risques et la mobilisation d’importants moyens de surveillance.

Mi-août, le corps d’un migrant soudanais de 28 ans avait été retrouvé sur une plage de Sangatte (nord). Il avait tenté de traverser la Manche sur un petit canot pneumatique, en compagnie d’un adolescent soudanais.

La Manche constitue “une des zones les plus fréquentées au monde et où les conditions météorologiques sont souvent difficiles (120 jours de vent supérieur ou égal à force 7 en moyenne annuelle par exemple), et donc dangereuse pour la vie humaine”, rappelle le communiqué de la préfecture maritime.

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