Plus de 235.000 Syriens ont été déplacés, en moins de deux semaines, suite à l’intensification des combats dans la province d’Idlib, dans le nord-ouest de la Syrie, a déploré l’organisation des Nations-Unies.

“A la suite des hostilités, des dizaines de milliers de familles ont fui leurs foyers pour se mettre à l’abri. Entre le 12 et le 25 décembre, plus de 235.000 personnes ont été déplacées dans le nord-ouest de la Syrie”, a indiqué le Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations-Unies (OCHA).

Dans son dernier bulletin humanitaire sur la situation au nord-ouest de la Syrie, OCHA note que ces déplacements massifs ont surtout concerné la ville de Maaret al-Noomane et ses environs, quasiment “vidée” de ses habitants.

“Maaret al-Noomane et sa campagne seraient presque vides, de plus en plus de personnes de Saraqab et de sa campagne orientale fuient en prévision de l’extension des hostilités dans leur zone”, a fait savoir OCHA.

La plupart de ces personnes déplacées ont fui le sud du gouvernorat vers le nord d’Idlib pour rejoindre les villes d’Ariha, Saraqeb et Idleb, ou des camps déjà surpeuplés le long de la frontière avec la Turquie. Certaines personnes qui avaient quitté Maaret al-Noomane pour Saraqeb “fuient de nouveau plus au nord, anticipant une intensification des combats dans cette zone”.

Selon l’ONU, cette nouvelle vague de déplacement vient s’ajouter à la situation d’urgence actuelle dans le nord-ouest de la Syrie qui a déjà entraîné le déplacement d’environ 400.000 personnes entre la fin avril et la fin août derniers.

Sur le terrain, ces déplacements qui ont lieu pendant l’hiver, “exacerbent encore la vulnérabilité des personnes touchées”. Selon les agences humanitaires de l’ONU, nombre de ces déplacés internes ont un besoin urgent d’aide, notamment d’abris, de nourriture, de soins sanitaires, d’aide non alimentaire et hivernale.

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