Presque trois semaines après son lancement, la tournée régionale de l’Office national marocain du tourisme (ONMT), qui est jusque-là à sa cinquième escale, continue de donner un brin d’espoir aussi bien aux professionnels qu’aux touristes quant à une relance durable d’un secteur sinistré. Mais, est-ce suffisant ?

De Dakhla Oued-Eddahab à Tanger-Tétouan-Al Hoceima, puis à Casablanca-Settat, Fès-Meknès et à Rabat-Salé-Kénitra, les équipes de l’Office n’ont ménagé aucun effort pour aller discuter et échanger avec les professionnels locaux sur les moyens à même de repartir sur de bonnes bases et capitaliser sur les potentialités dont regorge chaque région.

La relance dans un cadre participatif et de concertation. C’est ce qu’ambitionne l’ensemble des parties concernées en vue de doter le secteur d’une véritable force de frappe aux échelles nationale et internationale, ce qui lui permettra, à court terme, d’effacer ne serait-ce qu’une partie des pertes encaissées cette année et de retrouver à terme, voire dépasser, son niveau d’avant-crise.

Lors de sa première escale de cette tournée (03 décembre 2020), l’ONMT a clairement montré son intention d’impulser une nouvelle dynamique afin de positionner Dakhla Oued-Eddahab comme destination balnéaire stratégique sur l’échiquier mondial. A cet effet, une concentration des actions est prévue sur les marchés majeurs de la destination (France, Allemagne et Espagne).

Pour Tanger-Tétouan-Al Hoceima, qui a été visitée le 09 décembre, l’Office compte adapter les différents outils pour présenter les atouts de la région, construire l’identité de cette dernière et la positionner comme destination majeure pour le tourisme des affaires (MICE; Meetings, incentives, conferencing, exhibitions, ndlr).

Territoire à forte composante touristique différenciée, doté de nombreuses animations modernes et accessibles, préservé et peu urbanisé, cette région offre des pôles culture, à savoir Tanger, Tétouan, Chefchaouen, Assilah et Larache, ainsi que des pôles nature dans toutes les provinces, notamment Al Hoceima.

S’agissant de Casablanca-Settat, les équipes de l’ONMT avaient souligné l’importance d’un nouveau paradigme avec un stratégie marketing agressive et le positionnement de la région comme une marque forte.

Poumon économique du Royaume, Casablanca, chef-lieu de cette région, est une destination touristique à part entière pour le tourisme aussi bien national qu’international. Divertissement, shopping, culture et bien-être, golf, ou encore tourisme médical, sont entre autres les principaux atouts de la région.

Pour Fès-Meknès, 4ème étape de ladite tournée (le 15 décembre), l’Office évoque une stratégie de relance offensive et des leviers appelés à être activés rapidement.

“Nous sommes bien conscients que les professionnels du tourisme de la région Fès-Meknès traversent une crise particulièrement difficile et que tous les intervenants du secteur doivent aujourd’hui unir leurs efforts pour mettre en place les jalons de la reprise. Notre stratégie s’articulera autour de l’aérien, de la mise en place d’une marque forte de Fès-Meknès et de l’arrière-pays auprès des marchés internationaux et d’une approche plus ciblée pour le marché national”, avait souligné Adel El Fakir, Directeur Général de l’ONMT.

Concrètement, l’Office compte s’appuyer sur une marque “culture et patrimoine” forte de cette région et un positionnement “nature et découverte” pour l’arrière-pays (Ifrane, Boulemane, Sefrou, Taza, etc).

Par ailleurs, la 5ème étape de cette tournée a été la région Rabat-Salé-Kénitra qui est un territoire de destinations culturelles par excellence, notamment avec ses musées, ses monuments prestigieux et ses médinas authentiques.

Dans ce sens, l’ONMT envisage de valoriser et de promouvoir les nouvelles potentialités de Rabat pour en faire une marque forte pour la culture.

Il compte aussi présenter les différents atouts de la région (les richesses artisanales, les produits du terroir d’une grande qualité, outre la diversité naturelle avec les jardins, les parcs, les lacs, le zoo, les forêts, les plages, etc).

Pour réussir cette relance touristique dans les différentes régions du Royaume, l’Office table sur le renforcement des connexions aériennes, via notamment la mise en place, récemment, de 15 nouvelles routes reliant Dakhla, Marrakech et Agadir à plusieurs villes européennes (Paris, Londres, Bruxelles, Milan, Madrid, etc).

De leur côté, les professionnels du secteur touristique ont accueilli favorablement ces mesures et exprimé leur détermination pour mener, conjointement avec l’ONMT, les actions nécessaires pour aboutir à une véritable relance de l’activité.

Le point de départ est effectivement cette tournée régionale qui s’assigne comme objectif de bien cerner les attentes en vue d’élaborer une feuille de route dans ce sens.

Ces professionnels ne cessent de répéter qu’une saison ça se prépare à l’avance. Ce postulat est valable aussi pour la relance du secteur. Bien que les mesures de protection contre le covid-19, particulièrement celle de limitation de la circulation, restent en vigueur, les préparatifs pour la reprise s’avèrent cruciaux dès cette période.

D’ailleurs, c’est ce qu’avait affirmé le directeur général de l’ONMT, Adel El Fakir. “Il est important pour nous, aujourd’hui, de rencontrer les professionnels marocains, touchés de plein fouet par cette crise et qui ont besoin, plus que jamais, de campagnes de promotions adaptées pour amorcer la reprise tant au niveau national qu’international, dès que la circulation entre les régions et l’ouverture des frontières seront autorisés”.

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