Le Roi Philippe de Belgique a appelé les responsables des partis politiques à faire des compromis pour permettre la formation d’un gouvernement fédéral.

“Le moment est venu de cristalliser les efforts de ces huit derniers mois, de laisser tomber les exclusives et d’installer un gouvernement de plein exercice. Même si je suis conscient des difficultés à surmonter, montrons-nous réalistes et responsables, en trouvant des terrains d’entente au bénéfice de l’intérêt général et en faisant de vrais compromis, c’est-à-dire des accords où chacun renonce à quelque chose pour que l’ensemble y gagne”, a souligné le Roi des Belges lors d’un discours prononcé devant les autorités du pays.

“C’est là l’attente légitime de nos concitoyens, qui aspirent à de la stabilité et de l’action. Leur patience n’est pas de l’indifférence”, a-t-il ajouté, insistant que la Belgique “a besoin d’une vision d’avenir au niveau fédéral, de solutions réfléchies pour l’ensemble du pays et d’une équipe qui les porte ensemble, avec conviction et vigueur”.

Mardi, le Roi Philippe avait prolongé la mission des deux informateurs Joachim Coens et Georges-Louis Bouchez jusqu’au 4 février dans l’espoir de trouver un terrain d’entente entre les différentes formations politiques du pays, en vue de la formation d’un nouveau gouvernement fédéral, issu du scrutin du 26 mai 2019.

Nommés informateurs le 10 décembre dernier par le Souverain belge, les deux informateurs peinent à rapprocher les positions des différents partis, notamment les deux premières formations politiques du pays, la N-VA (nationalistes flamands) et le PS (socialistes francophones).

Depuis des mois, les tentatives des différents informateurs et préformateurs nommés par le Roi Philippe pour en finir avec le blocage politique en Belgique se sont toutes soldées par un échec, tellement les divergences politico-communautaires entre les partis sont profondes.

Les résultats des dernières élections législatives ont, par ailleurs, compliqué la donne, avec une Flandre virant encore à droite face à des francophones wallons et bruxellois qui soutiennent clairement la gauche et les verts, sans compter la montée en flèche de l’extrême droite dans le nord.

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