La ministre française des Armées, Florence Parly, a fait part mardi au président Ibrahim Boubacar Keïta de la volonté de Paris de renforcer le soutien aux forces maliennes grâce à ses alliés européens, dans le combat contre les groupes armés.

S’exprimant devant les journalistes après avoir été reçue par le président malien, elle a reconnu que “la situation sécuritaire (était) évidemment difficile”.

Mais, a-t-elle ajouté, “le combat contre le terrorisme est un combat de longue haleine. Une guerre ne s’évalue pas à chacune des batailles qui est menée”. Elle a évoqué de “grands progrès” accomplis, comme la destruction annoncée lundi soir par l’armée malienne d’une base logistique et la saisie d’armes et de matériel de l’ennemi.

“Rien ne serait pire que de donner raison aux terroristes en baissant la garde”, a-t-elle dit. Elle a fait part au président malien des condoléances mais aussi de la “détermination” française.

Vendredi 49 de ses soldats ont été tués dans une attaque armée près du Niger. Un mois plus tôt, 40 soldats avaient trouvé la mort dans une double attaque  près de la frontière du Burkina Faso.

Le président malien a estimé lundi soir qu’avec la dégradation de la situation sécuritaire, c’était l’existence même du pays qui était “en jeu”. Il a déclaré que le soutien des forces étrangères “plus que jamais nécessaire”.

 

Bouton retour en haut de la page
Fermer