Le rideau est tombé, samedi soir à Taza, sur la 2è édition du festival international du cinéma de la diversité, qui s’est déroulée du 22 au 27 juillet, avec comme invité d’honneur le Canada.

La cérémonie de clôture a été marquée par la remise du Grand Prix Tazekka du festival au film “Un œil sur Juliette”, de son réalisateur Kim Nguyen, lequel long métrage, s’est vu, également, décerner le prix du jury pour le meilleur tournage.

Ce film de 90 minutes est un drame romantique qui relate l’histoire d’une rencontre improbable entre Gordon, un opérateur d’hexapode et Ayusha, une jeune femme du Moyen-Orient.

Travaillant pour une firme de sécurité, le jeune homme opère des hexapodes, ou robots de surveillance, qui quadrillent le parcours d’un pipeline situé au Moyen-Orient. Un jour apparaît sur son moniteur Ayusha, une jeune femme qui compte fuir avec son amoureux avant que ses parents la marient de force à un autre homme. Ému par le sort d’Ayusha, qu’il a surnommée «Juliette» avant de se manifester à elle, Gordon décide de l’aider par l’entremise des hexapodes.

Le prix Tazekka de la réalisation est, quant à lui, revenu  au réalisateur Anas Tolba pour son film “Entre deux mers”, alors que le le prix Tazekka du scénario a été décerné au même film.

Ainsi, le prix Tazekka du premier rôle féminin est revenu à l’actrice Fadwa Taleb dans le film “les saisons de la soif”, tandis que le prix Tazekka du premier rôle masculin a été attribué à l’acteur Mehdi Bellam, dans le long métrage “Tazekka”, qui a également remporté le prix Tazekka de la diversité.

Dans une déclaration à la MAP, le directeur du Festival, Mohamed Belghouate a souligné que le bilan de cette édition est satisfaisant, du fait que le festival est dans ses débuts, notant qu’il a  été caractérisé par la projection d’une panoplie de films marocains et étrangers, représentant ainsi la diversité culturelle.

De même, M. Belghouate a fait savoir que le jury a été composé de grand calibre et présidé par la figure de la réalisation cinématographique au monde arabe Ali Badr Khan, ayant une expérience de taille dans le domaine, précisant que ces films ont remporté des prix à l’international durant ses deux dernières années.

Cette édition a été également marquée par la première rencontre du cinéma de l’enfant, a-t-il poursuivi, indiquant qu’elle est une expérience inédite à travers laquelle les générations montantes pouvant  se doter de techniques et outils de base en cinéma, et de préparer pour l’avenir une génération de professionnels du 7éme art.

Cet événement à vocation cinématographique a été marqué par des hommages, le premier posthume rendu à feu Mohamed Guessouss, au réalisateur égyptien et président du jury de cet édition, Ali Badr Khan et aux réalisateurs canadiens du long-métrage “Taza” (2012) Daniel et Christin Gervais.

Le public tazi a, en outre, pu profiter de la projection du film documentaire de Kouider Bennani “Taza: source de l’eau”, une pellicule de 26 minutes mettant en exergue plus de trente sources d’eau à Taza tel que “Ras El Ma”, “Lwad Lbared”, “El Ain Elhamra” et “Ein Sounda”.

Ce festival de six jours a connu la participation d’une panoplie de productions venues du Burkina Faso, d’Égypte, de Tunisie, des Émirats Arabes Unis, de France et du Canada.

Neuf films ont été en lice pour les prix du festival à savoir “Entre deux mers” du réalisateur Anas Tolba, “Un œil sur Juliette” de Kim Nguyen, “Kaos” de Semir Aslanyurek, “Hala Madrid Visca Barça” du réalisateur Abdelilah Eljaouhary, “Les saisons de la soif” de Abdelhamid Zoughi, “Duga” (les charognards) de Abdoulay Dao et Hérvé Eric Lengani, “Mon cher enfant” de Mohamed Ben Attia, “Musk” de Humaid Al-Suwaidi et “le Tazzeka” de Jean Philippe Gaud.

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