Les États-Unis ont imposé de nouvelles sanctions contre des proches de Bachar al-Assad et des dizaines d’autres individus et groupes affiliés au régime, les accusant d’avoir soutenu et profité d’une guerre civile qui a fait des centaines de milliers de morts au cours des dix dernières années.

“Nous prévoyons de nombreuses autres sanctions et nous ne nous arrêterons pas avant qu’Assad et son régime n’arrêtent leur guerre brutale et inutile contre le peuple syrien”, a déclaré dans un communiqué le secrétaire d’État américain Mike Pompeo.

La décision annoncée mercredi par le Trésor américain et le département d’État, qui ajoute également plusieurs autres Syriens de premier plan et leurs entreprises à la liste noire des États-Unis, a été la première action sous de nouveaux pouvoirs destinés à punir les partisans du régime et à perturber le flux de fonds qui aident Bachar al-Assad à poursuivre sa guerre pour conserver le pouvoir.

Ces mesures ont été rendues possibles par la Loi Ceasar sur la protection civile en Syrie, que le président Trump a promulguée en décembre dans le cadre du projet de loi annuel sur la politique de défense.

“Le régime d’Assad et ceux qui le soutiennent ont un choix simple: prendre des mesures irréversibles vers une solution politique durable au conflit syrien (…) ou faire face à de nouvelles tranches de sanctions paralysantes”, a expliqué M. Pompeo.

La Maison Blanche a affirmé, pour sa part, que les sanctions “envoient un message clair qu’aucune personne ou entreprise ne devrait entrer en affaires avec ou autrement enrichir un régime aussi vil”.

Parmi les membres de la famille Assad sanctionnés on retrouve Asma, l’épouse d’Assad, et son frère Maher, commandant de la Garde républicaine et de la quatrième division blindée d’élite de l’armée. Sur la liste noire figurent également deux hauts gradés militaires, Ghassan Ali Bilal et Samer al-Dana, et trois proches de l’homme d’affaires syrien Mohammad Hamsho, qui a été sanctionné par les États-Unis en 2011 pour son soutien présumé corrompu au régime d’Assad.

Ces sanctions interdisent les voyages et gèlent tous les actifs appartenant aux individus et à leurs entreprises situées dans les juridictions américaines, et peuvent créer des complications similaires dans les pays qui ont des liens financiers et diplomatiques solides avec les États-Unis.

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