Un demi-million de personnes ont été déplacées depuis deux mois dans le nord-ouest de la Syrie, où le régime syrien et son allié russe poursuivent une offensive contre les jihadistes et les rebelles, a annoncé l’ONU mardi.

“Depuis le 1er décembre, quelque 520.000 personnes ont été déplacées (…), la vaste majorité d’entre eux –80%– sont des femmes et des enfants”, a indiqué David Swanson, un porte-parole du Bureau de coordination des affaires humanitaires des Nations Unies (Ocha).

Soutenu par l’aviation de Moscou, le régime poursuit depuis plusieurs semaines une offensive qui lui a permis de reconquérir plusieurs villes et localités de la province d’Idleb et de ses environs, faisant fi de trêves qui sont restées finalement lettre morte.

“Les violences quasi-quotidiennes (…) ont causé des souffrances injustifiables pour des centaines de milliers de personnes vivant dans le secteur”, a souligné M. Swanson.

“Cette dernière vague de déplacement aggrave une situation humanitaire déjà désastreuse sur le terrain”, a-t-il déploré.

La “majorité” des déplacés fuient “les zones de front” dans le sud de la province d’Idleb, a précisé M. Swanson.

La région d’Idleb a déjà été le théâtre d’une offensive d’envergure entre avril et août 2019 ayant tué près d’un millier de civils, selon l’OSDH.

La Syrie est ravagée depuis 2011 par un conflit qui a fait plus de 380.000 morts et des millions de déplacés.

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