Le chef de l’humanitaire des Nations-Unies, Mark Lowcock, a insisté, mardi, sur la nécessité d’un cessez-le-feu dans le nord-ouest de la Syrie, théâtre d’une “grave crise humanitaire” engendrée par la violente offensive militaire lancée par le régime syrien.

“Les civils du nord-ouest de la Syrie traversent une grave crise humanitaire. L’activité militaire dans la région a déplacé près d’un million de personnes depuis décembre. La plupart d’entre eux sont des femmes et des enfants”, a déploré M. Lowcock, qui a effecutué une visite à l’un des deux points de passage de l’aide humanitaire sur la frontière turco-syrienne.

Les personnes déplacées dans la région “luttent pour survivre dans des conditions horribles. Elles sont traumatisées, ont froid et beaucoup n’ont d’autre choix que de dormir en plein air. Malgré les efforts extraordinaires des organisations humanitaires, l’aide ne parvient pas à tous ceux qui en ont besoin”, a-t-il regretté.

“Ce dont les civils ont besoin, c’est un cessez-le-feu. Ce dont les civils ont besoin, c’est que le droit international humanitaire soit respecté”, a martelé le coordinateur des secours d’urgence et Secrétaire général adjoint aux affaires humanitaires de l’ONU, dans un communiqué.

Il a fait observer que l’ONU estime que 2,8 millions de personnes dans le nord-ouest de la Syrie ont besoin d’une aide humanitaire, ajoutant qu’avec les 500 millions de dollars de financement sollicité, “nous serons en mesure d’atteindre 1,1 million parmi les plus vulnérables”.

Les Etats-Unis ont annoncé mardi une aide supplémentaire de 108 millions de dollars pour contribuer au financement de la réponse humanitaire de l’ONU en Syrie.

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