L’Envoyé spécial des Nations Unies pour la Syrie, Geir Pedersen, a réitéré, jeudi devant le Conseil de sécurité, l’appel pour un cessez-le-feu national en Syrie afin de mettre fin aux souffrances de la population syrienne.

“Il y a eu des progrès vers cet objectif. Ces derniers mois, nous avons assisté à un calme relatif dans toute la Syrie, sans escalade majeure et les lignes de front étant pour la plupart gelées. Mais nous continuons de voir des flambées de violence à l’intérieur et à travers ces lignes de front, ce qui nous préoccupe”, a déclaré M. Perderson par visioconférence aux membres du Conseil.

L’envoyé de l’ONU a noté que la situation dans le sud-ouest de la Syrie restait tendue. Dans le nord-ouest, le calme induit par les efforts russes et turcs continue de se maintenir en grande partie, et le nord-est de la Syrie reste globalement stable mais a connu des incidents inquiétants.

“Dans le même temps, l’activité continue de l’EIIL (Daech) reste une grave préoccupation – dans le sud, le centre et l’est de la Syrie – avec des émeutes signalées parmi les détenus de l’EIIL à al-Hasakeh”, a ajouté M. Pedersen.

L’envoyé de l’ONU a également alerté le Conseil de sécurité sur l’effondrement économique de la Syrie. “Nous assistons à une spirale descendante : une inflation galopante, un chômage en hausse, une demande affaiblie, une augmentation des fermetures d’entreprises, une insécurité alimentaire accrue avec des familles qui sautent des repas et une pénurie de médicaments”, s’est-il inquiété.

“Nous constatons également maintenant une augmentation des cas signalés de Covid-19, exacerbant le malaise économique de la Syrie et limitant davantage la réponse humanitaire. Les tests restent extrêmement limités, en particulier dans les zones hors du contrôle gouvernemental”, a-t-il poursuivi, affirmant que dans ce contexte, l’accès humanitaire est de plus en plus impératif.

S’agissant du processus politique, l’envoyé de l’ONU a indiqué qu’il prévoyait de convoquer le 24 août à Genève une troisième session du Comité constitutionnel syrien chargé de rédiger une nouvelle Constitution.

M. Pedersen a souhaité également que les principaux acteurs internationaux s’emploient à faire progresser le processus politique au sens large.

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