Le Parti travailliste australien, principal parti de l’opposition, a exhorté mercredi le gouvernement de Scott Morrison à accélérer l’évacuation de plus de 60 Australiens d’un camp syrien, alors que le retrait américain semble imminent.

“J’encourage le gouvernement à travailler avec les familles et nos agences de sécurité nationale pour déterminer s’il est possible d’évacuer les enfants en toute sécurité”, a souligné la sénatrice travailliste Kristina Keneally suite à une rencontre avec des proches des citoyens australiens pris au piège dans le camp d’Al Hawl, au nord de la Syrie,

“Certaines de ces personnes (dans le camp, NDLR) sont de véritables victimes”, a affirmé Mme Keneally, qui estime que le retrait imminent des États-Unis rend la tâche beaucoup plus urgente.

“L’opportunité d’évacuer en toute sécurité les enfants est sur le point de se fermer”, a souligné la sénatrice travailliste, ajoutant que “la décision des Américains de se retirer pourrait certainement accélérer ce délai”.

La ministre des Affaires étrangères, Marise Payne, avait exprimé sa préoccupation pour les femmes et les enfants australiens pris au piège dans le camp, mais a indiqué que le gouvernement n’est pas pressé de rapatrier ses citoyens.

“Nous parlons de personnes qui ont peut-être été impliquées dans le soutien au terrorisme ou même combattu aux côtés des terroristes en Syrie et en Irak, ce qui constitue une menace pour la sécurité de l’Australie et des Australiens”, avait expliqué Mme Payne.

Les troupes américaines déployées dans le nord de la Syrie ont entamé lundi leur retrait de secteurs proches de la frontière turque, ouvrant la voie à une offensive militaire turque contre les forces kurdes, pourtant des alliées de Washington dans la lutte antidjihadiste.

Le même jour, l’ONU a déclaré “se préparer au pire”, craignant une crise humanitaire alors que le conflit en Syrie a fait des millions de déplacés et de réfugiés et coûté la vie à plus de 370.000 personnes depuis 2011.

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