Le bureau du Premier ministre soudanais Abdallah Hamdok a annoncé que le dirigeant, dont la communauté internationale réclamait la libération à l’armée depuis lundi matin, avait été ramené avec son épouse mardi soir chez lui “sous étroite surveillance”.

“Plusieurs ministres et dirigeants politiques sont toujours en état d’arrestation dans des endroits inconnus”, poursuit le texte. Lundi, des militaires ont arrêté la quasi-totalité des dirigeants civils du Soudan, avant que leur chef, le général Abdel Fattah al-Burhane, n’annonce la dissolution de toutes les institutions du pays.

Par ailleurs, les vols vers et depuis l’aéroport de Khartoum doivent reprendre mercredi à 14H00 GMT, a annoncé le directeur de l’aviation civile, Ibrahim Adlane, au surlendemain du coup d’Etat militaire au Soudan.

Ce même directeur avait indiqué la veille que ces vols avaient été suspendus “jusqu’au 30 octobre”. Il n’a pas expliqué dans l’immédiat ce revirement.

“L’aéroport de Khartoum reprendra ses activités mercredi à partir de 16H00 locales (14H00 GMT)”, a déclaré M. Adlane.

L’aéroport, situé en plein centre-ville de Khartoum où les manifestants ont bloqué plusieurs routes avec des pierres et des pneus brûlés, est uniquement séparé par un grillage des principales avenues de la capitale soudanaise.

Mercredi, pour le troisième jour consécutif, des manifestants étaient encore dans les rues à Khartoum pour protester contre le coup d’Etat mené par le chef de l’armée, le général Abdel Fattah al-Burhane, et l’arrestation de hauts dirigeants civils, dont le Premier ministre Abdallah Hamdok.

 

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