Les Etats-Unis se sont déclarés “gravement déçus” par l’échec de la formation d’un gouvernement d’union nationale au Soudan du Sud.

Dans un communiqué, le département d’Etat a indiqué que Washington réévaluerait les relations avec le Soudan du Sud après l’échec des leaders rivaux à former un gouvernement d’union nationale conformément à l’accord de paix.

Le président Salva Kiir et le chef de l’opposition, Riek Machar, se sont fixés la semaine dernière un nouveau délai de 100 jours pour la formation d’un gouvernement d’union nationale, après avoir échoué à respecter le délai du 12 novembre, citant des problèmes de sécurité et de gouvernance qui devaient être résolus.

“Leur incapacité à réaliser cette expression fondamentale de la volonté politique pour le peuple du Soudan du Sud remet en question leur aptitude à continuer de diriger le processus de paix du pays”, a déclaré la porte-parole du département d’Etat, dans ce communiqué.

À la lumière de cette évolution, “les États-Unis vont réévaluer leurs relations avec le gouvernement du Soudan du Sud. Nous travaillerons bilatéralement et avec la communauté internationale pour agir contre tous ceux qui entravent le processus de paix au Soudan du Sud”, a-t-elle ajouté.

Les États-Unis cherchent à travailler en partenariat avec la région pour “établir un nouveau paradigme visant à instaurer la paix et une transition politique réussie” au Sud-Soudan et continueront de se tenir aux côtés de la population du Sud-Soudan en cette période difficile, souligne la porte-parole.

Le conflit du Soudan du Sud, marqué par des atrocités de masse, a fait selon une estimation quelque 380.000 morts et contraint 4 millions de personnes à fuir.

Après l’échec d’un premier accord de paix signé en août 2015 et marqué par des cessez-le-feu non respectés, les deux rivaux ont conclu un nouvel accord de paix en septembre 2018, accompagné d’un cessez-le-feu globalement bien respecté.

Les deux hommes s’étaient alors engagés à former un gouvernement d’union nationale d’ici à mai 2019 mais faute de progrès sur des questions cruciales de l’accord, cette date limite a d’abord été repoussée au 12 novembre, et désormais à mi-février.

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