Le Soudan va recevoir une aide de 1,8 milliard de dollars à la suite d’une conférence de pays donateurs, réunis jeudi par visioconférence, a annoncé le ministre allemand des Affaires étrangères.

“Cette conférence ouvre un nouveau chapitre dans la coopération entre le Soudan et la communauté internationale pour la reconstruction du pays”, a salué Heiko Maas, en conclusion de cette conférence organisée sous l’égide de l’Allemagne, de l’Union européenne, des Nations unies et du Soudan.

Sur l’aide totale promise par une quarantaine de pays, 500 millions de dollars doivent être affectés à un programme d’aide aux familles soudanaises.

Les Etats-Unis ont contribué à hauteur de 356,2 millions de dollars. Même si par ailleurs Khartoum est toujours sur la liste noire américaine des Etats soutenant le terrorisme, ce qui bloque les investissements étrangers, les aides internationales et complique les importations.

Le Premier ministre soudanais, Abdalla Hamdok, a dans la foulée salué un résultat “sans précédent”, qui jette des “bases solides pour aller de l’avant”.

Après une récession en 2019 (-2,5%), le Soudan devrait enregistrer une nouvelle contraction de son économie (-8%) en 2020, selon le Fonds monétaire international.

Plus d’un an après la chute du président Omar el-Bechir, le pays doit aussi composer avec une hausse des prix galopante, une énorme dette publique et de faibles réserves de devises étrangères.

Les manifestations contre les hausses de prix se multiplient, faisant craindre un échec de la transition démocratique.

En pleine bataille contre la pandémie de Covid-19, les Soudanais font de surcroît face à une pénurie de médicaments dans un pays dont l’économie est à bout de souffle, après 30 années de gestion désastreuse sous le président déchu.

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