Les chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union européenne (UE) se retrouvent jeudi et vendredi à Bruxelles pour un sommet à l’agenda très chargé, où le sort des négociations post-Brexit occupera tous les esprits.

Londres et Bruxelles se sont donnés jusqu’à dimanche pour tenter de parvenir à un accord sur leur partenariat post-Brexit, après une rencontre de haut niveau Bruxelles entre le Premier ministre britannique Boris Johnson et la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen. Cependant, les positions entre les deux parties demeurent “très éloignées”, comme l’a réaffirmé la présidente de l’exécutif européen.

Après de longs mois de pourparlers, Européens et Britanniques peinent toujours à accorder leurs violons sur les modalités de leur relation future, notamment dans le domaine commercial. Malgré les efforts déployés ces dernières semaines pour intensifier les négociations, les deux camps continuent de buter sur trois points majeurs : les conditions de concurrence équitable, la gouvernance et la pêche.

Ursula von der Leyen devra rendre compte des discussions aux dirigeants européens lors de leurs réunion à Bruxelles, mais aucune décision n’est attendue sur ce point au sommet.

Faute d’accord d’ici la fin de la période de transition post-Brexit qui s’achève le 31 décembre, les échanges entre l’UE et le Royaume-Uni seraient régis par les règles de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), érigeant de nouvelles barrières commerciales et causant d’importants coûts pour les entreprises importatrices des deux côtés et des retards aux frontières.

Outre le Brexit, le budget 2021-2027 de l’UE et le plan relance post-Covid qui lui est adossé seront aussi sur la table des Vingt-sept qui devront se prononcer sur un compromis trouvé mercredi par la présidence allemande du Conseil de l’UE avec Budapest et Varsovie, opposés à un mécanisme conditionnant le versement des fonds européens au respect de l’Etat de droit.

La lutte contre la pandémie de Covid-19 sera également au cœur des discussions entre les chefs d’Etat et de gouvernement de l’UE lors de ce sommet de deux jours.

“Nous nous réjouissons des avancées positives concernant les vaccins. Toutefois, celles-ci ne signifient pas la fin de la pandémie. Nous pouvons désormais intensifier nos préparatifs en vue du déploiement et de la distribution des vaccins. Nous devons maintenir nos efforts de coordination en ce qui concerne les tests et la levée des restrictions, y compris pour les voyages, lorsque la situation épidémiologique le permettra”, a souligné le président du Conseil européen, Charles Michel, dans sa lettre d’invitation à l’adresse des dirigeants européens prenant part au sommet.

“J’ai bon espoir que nous pourrons parvenir à un accord sur un ensemble de mesures communes afin de permettre la mise en œuvre rapide tant du cadre financier pluriannuel que du Fonds pour la relance”, a-t-il ajouté.

Sur la question climatique, les dirigeants européens tenteront, par ailleurs, de convenir d’un nouvel objectif de réduction des émissions de l’UE à l’horizon 2030. Cela permettra à l’UE de présenter sa contribution actualisée déterminée au niveau national à la convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques avant la fin de 2020.

“Un accord sur un objectif renforcé de réduction des émissions d’au moins 55 % d’ici 2030 est à notre portée. Les travaux sur la meilleure façon de parvenir à cet objectif ambitieux sont en bonne voie. Il s’agirait d’une réalisation majeure qui viendrait étayer le rôle d’acteur de premier plan que nous revendiquons dans la lutte contre le changement climatique”, a expliqué le président du Conseil européen.

Les Vingt-sept aborderont également des questions de sécurité et, en particulier, la lutte contre le terrorisme et l’extrémisme violent, y compris en ligne. Ils reviendront, en outre, sur la situation en Méditerranée orientale et sur les relations avec la Turquie et débattront des relations de l’UE avec le voisinage méridional.

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