La fragmentation du système de protection sociale au Maroc a pour effet d’en minimiser l’impact social et d’entraîner la dispersion des ressources, a souligné mercredi à Rabat le président de la Chambre des représentants, Habib El Malki.

S’exprimant à l’ouverture d’une journée d’étude autour du “système de protection sociale au Maroc”, M. El Malki a indiqué que “ce système est caractérisé tantôt par la multitude des intervenants, la fragmentation et tantôt par la vulnérabilité et la fragilité”, sans oublier le fait qu’il ne couvre pas toutes les catégories de la société, une situation qui affecte l’impact social et contribue à l’éparpillement des ressources.

Il s’agit d’un système en quête d’efficacité, d’autant plus qu’il y a un besoin d’harmonisation et de convergence des politiques y afférentes, et de mobilisation des ressources à cet effet pour en faire un outil placé au service de la réduction des disparités sociales et la lutte contre la vulnérabilité et la pauvreté, a-t-il estimé.

Il s’est toutefois félicité de l’arsenal juridique encadrant la protection sociale dont dispose le Royaume, notant que “même s’il a certainement besoin d’amélioration et de développement, il nécessite essentiellement des mécanismes plus harmonieux et des contenus et services plus améliorés”.

Le président de la Chambre des représentants a en outre relevé que dans le cadre de l’élaboration du nouveau modèle de développement, il est important de mettre la question de la réforme du système de protection sociale au cœur des sujets et des perspectives de réforme, insistant tout particulièrement sur la nécessité de faire de la généralisation, de la durabilité, de l’amélioration de la qualité, de l’institutionnalisation et de la complémentarité, des principes de base pour faire aboutir un tel chantier.

De son côté, la ministre de la Solidarité, du développement social, de l’égalité et de la famille, Jamila El Moussali, a indiqué que la mise en place d’un cadre conceptuel clair pour la protection sociale va contribuer à l’élaboration d’une vision plus appropriée pour la réforme de ce système et la mise en œuvre du projet de la politique publique intégrée pour la protection sociale 2020-2030.

Elle a à cet égard expliqué que les programmes de réhabilitation sociale visent à remédier au déficit en matière de ressources humaines, d’infrastructures de base et d’équipement dans la perspective de permettre à certaines catégories de la population.

Le système de protection sociale repose, a-t-elle expliqué, sur deux mécanismes essentiels : le premier est lié à l’assurance sociale qui englobe les régimes de sécurité sociale relatifs aux assurances maladies, aux pensions de retraite et à la perte d’emploi, alors que le deuxième est axé sur l’assistance sociale qui inclut toutes les formes d’aide financière, les services sociaux aux démunis et aux personnes en situation difficile, a-t-elle expliqué, ajoutant que ces aides sont fournies par l’État, par des ONG ou par des mécènes.

Le ministère, a assuré Mme El Moussali, tend vers la mise en œuvre et le développement des mécanismes de protection sociale à travers la mise en oeuvre d’une série de chantiers relatifs en particulier à la réforme du système des établissements de protection sociale, aux programmes du Fonds d’appui à la cohésion sociale et à la mise en place d’un système de protection sociale pour les personnes en situation de handicap.

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