De grands projets de développement attendent les pays du Maghreb “si le conflit artificiel du Sahara est résolu”, a affirmé le président du groupe parlementaire du parti Justice et Développement à la Chambre des représentants, Mustafa Ibrahimi.

Dans une interview avec la chaine numérique MEA TV&Radio (Middle Eastern American), diffusée ce weekend sur Youtube, M. Ibrahimi a indiqué que l’Europe et les Etats-Unis souhaitent communiquer et traiter avec un seul représentant du grand Maghreb, estimant que le conflit du Sahara est “artificiel et n’est pas juste ni historiquement ni géographiquement, et entraîne une perte d’environ deux points du produit intérieur brut (PIB) pour le Maroc et l’Algérie”.

Le parlementaire du PJD a souligné, dans ce contexte, que l’ensemble des pays de la région disposent d’une région saharienne. “Mais, on veut le Maroc sans sahara”, s’interroge M. Ibrahim, notant que les tribus de la région entretiennent des relations et des liens étroits avec les sultans et les dynasties qui ont gouverné le Maroc . “Il existe des documents qui le prouvent en plus de l’avis de la Cour internationale de justice de La Haye”, a-t-il argumenté.

“Le Maroc qui essaye de tisser de bonnes relations, cherche toujours à trouver une solution à ce conflit”, a souligné M. Ibrahimi rappelant à cet égard la proposition d’autonomie dans les provinces du sud présentée par le Royaume, qui a gagné le soutien de l’Organisation des Nations Unies.

Le président du groupe parlementaire a relevé que le développement que connaît le Maroc sur le plan économique, social, politique ou culturel, le qualifie, à côté de sa position géostratégique, à jouer un rôle fondamental dans la région.

Il a souligné que le Royaume qui jouit d’une stabilité au niveau politique, a vu le lancement d’énormes chantiers au cours des vingt années de règne de SM le Roi Mohammed VI, notamment au niveau de l’activité économique qui était concentrée à plus de 60% à Casablanca. Cette dynamique a profité à l’autre pôle de Tanger Med devenu une structure où il y a encore de grandes possibilités d’investissement offrant des avantages importants dans le cadre d’un ambitieux programme de décollage industriel, a-t-il fait savoir.

Pour ce qui des possibilités d’investissement offertes par le Maroc, notamment pour la communauté arabe installée aux États-Unis, M. Ibrahimi s’est attardé sur l’accord de libre-échange avec les États-Unis depuis 2014, soulignant dans ce sens que le total des accords et des transactions s’élèvent à trois milliards de dollars et que ce chiffre pourrait augmenter.

Dans ce contexte, il a mis la lumière sur le progrès des transactions commerciales entre les deux pays, indiquant que les exportations des États Unis vers le Maroc ont augmenté de 186%, tandis que les exportations du Maroc vers les Etats Unis ont connu une hausse de 125%, soulignant que les domaines d’investissement au Maroc sont variés et se développent de manière forte et régulière.

Il a indiqué également que Maroc qui a signé des accords de libre-échange et accorde des avantages fiscaux aux entreprises, dispose des compétences nécessaires et des facteurs économiques et géographiques le qualifiant pour devenir une passerelle vers l’Afrique, et il peut constituer une plate-forme d’exportation et un pont avec les États-Unis.

M. Ibrahimi a, en outre, passé en revue le progrès réalisé par le Maroc dans le rapport Doing Business, passant de la 128-ème position à la 53-ème place en dix ans, malgré la conjoncture économique difficile et en dépit du manque de ressources naturelles. “Cependant, l’économie connait un grand développement et l’État est le premier investisseur avec environ 20 milliards de dollars”, a-t-il poursuivi, appelant le secteur privé à investir dans divers domaines, tels que l’agriculture, l’industrie ou les services.

Au volet législatif, le parlementaire du PJD a évoqué l’adoption par les deux chambres du parlement d’une série de lois ayant permis au Maroc de réaliser cette évolution, ce qui donne une plus grande confiance aux investisseurs, notant à cet égard la création du guichet unique pour l’investissement.

Le président du groupe parlementaire a mis en avant les efforts déployés pour développer les domaines des énergies propres et le changement qu’il connait pour le développement de l’activité industrielle, appelant à investir dans les provinces du sud qui offrent d’immenses opportunités, mettant également la lumière sur les efforts consentis dans le tourisme compte tenu du potentiel que possède le Maroc particulièrement en matière d’infrastructures touristiques.

“Le peuple marocain cherche toujours à coopérer avec les autres populations qu’elles soient arabes avec lesquelles il partage des liens historiques ou étrangères avec lesquelles il est lié par des valeurs humaines communes”, a-t-il conclu.

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