L’année qui tire à sa fin a été marquée par la tenue de deux sommet de l’Union africaine : une session ordinaire à Addis-Abeba en février qui a consacrée la mise en œuvre de la décision du Sommet de Nouakchott sur la question du Sahara marocain, et une conférence extraordinaire en juillet à Niamey dédiée à l’opérationnalisation de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECA).

Ainsi, le 32eme sommet ordinaire de l’Union africaine tenu en février dernier dans la capitale éthiopienne, a consacré la mise en œuvre de la décision du Sommet de Nouakchott de 2018 qui avait décidé que la question du Sahara marocain est traitée au niveau des Nations unies et que l’Union africaine doit apporter son appui et son soutien au processus onusien.

Le sommet d’Addis-Abeba a été donc le premier qui ne prend pas de décision sur la question du Sahara marocain parce que les décisions sont prises à l’ONU à New York.

Egalement c’est le premier sommet dans lequel le rapport du Conseil de paix et de sécurité (CPS) de l’Union africaine ne contient aucune référence à la question du Sahara marocain.

Le sommet d’Addis-Abeba a «consacré la mise en œuvre de la décision du Sommet de Nouakchott qui avait décidé que la question du Sahara marocain est au niveau des Nations unies et que l’Union africaine doit apporter son appui et son soutien à ce processus et ne doit aucunement créer un processus parallèle ou une littérature différente de celle des Nations Unies», avait affirmé, à l’issue de ce sommet, le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger, Nasser Bourita.

De même, le Conseiller juridique a statué, que sur la base de la décision du Sommet de Nouakchott, des documents juridiques de référence de l’UA et de l’acte constitutif de l’UA, le Conseil de paix et de sécurité (CPS) de l’UA ne peut d’aucune manière au niveau des ambassadeurs et des ministres, aborder, citer ou se référer à la question du Sahara marocain.

Il s’agit là d’une clarification juridique importante pour mettre fin à tout débat sur une interprétation de cette décision ou un détournement de ses dispositions pour ressaisir le Conseil de paix et de sécurité de l’UA de cette question, avait souligné M. Bourita, notant que que le sommet d’Addis-Abeba a consacré l’alignement progressif mais réel de l’Union africaine sur les dispositions et la littérature des Nations unies sur la question du Sahara marocain.

«Aujourd’hui tous les documents ont été nettoyés, ceux sur les droits de l’Homme, les réfugiés et les questions politiques», a-t-il dit.

Pour ce qui est de la thématique du Sommet «Année des réfugiés, des rapatriés et des personnes déplacées: Vers des solutions durables aux déplacements forcés en Afrique», M. Bourita avait indiqué le Maroc a introduit dans les débats le besoin d’un recensement des réfugiés là où ils se trouvent et que la question du recensement et de l’identification des réfugiés est un élément clé pour la quantification de l’aide et pour également avoir une idée précise de la réalité dans les camps des réfugiés et avoir aussi une position précise par rapport à la volonté réelle des réfugiés.

«C’était un débat nécessaire pour que tout ce qui se dit par rapport aux camps de Tindouf en Algérie, soit également abordé ici à Addis-Abeba», a soutenu le ministre.

Quant aux sommet extraordinaire de l’Union africaine tenue en juillet de l’année 2019 à Niamey, il a été consacré exclusivement au lancement de la phase opérationnelle de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZELCA), projet phare de l’agenda 2063 de l’UA et qui «s’inscrit parfaitement dans la vision de SM le Roi Mohammed VI pour une Afrique intégrée et prospère».

«Selon la vision de SM le Roi Mohammed VI, la création de la ZLECA, loin d’être une fin en soi, marque le début d’un dessein collectif plus vaste. Elle est l’expression d’un nouveau modèle de co-développement en Afrique, d’un modèle inclusif, solidaire et efficient, au service du citoyen africain», avait souligné M. Bourita dans une déclaration à la MAP, en marge de ce 12ème Sommet extraordinaire de l’Union africaine auquel il a représenté SM le Roi.

La ZLECA devrait être, de ce fait, un catalyseur du «Made in Africa», ouvrant des perspectives importantes de développement des entreprises, y compris à l’international, et de création de pôles de croissance régionaux interconnectés, grâce, en particulier, à l’accroissement des échanges commerciaux et des investissements intra africain, avait ajouté le ministre.

La Zone de Libre Echange, avait-t-il estimé, est une opportunité pour mettre en mouvement les expériences, le savoir et le génie des Africains, et entrer de plain-pied dans la nouvelle économie, dans l’intérêt des générations futures.

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