Le Bénin a exprimé, mercredi devant la 4ème Commission de l’ONU à New York, son soutien à l’initiative marocaine d’autonomie comme solution de compromis pour résoudre le différend autour du Sahara marocain.

“L’initiative marocaine d’Autonomie est la solution de compromis du fait qu’elle se conforme au droit international et aux résolutions de l’Assemblée générale et du Conseil de Sécurité des Nations Unies”, a affirmé, à cette occasion, l’ambassadeur représentant permanent du Bénin à l’ONU, Jean-Claude do Rego.

Cette initiative vise à parvenir à une solution politique négociée et mutuellement acceptable, basée sur le réalisme tel que recommandé par les résolutions successives du Conseil de Sécurité, a souligné l’ambassadeur béninois.

Tout en félicitant le Maroc pour le nouveau modèle de développement au Sahara lancé en 2015, et pour les réalisations substantielles dans le domaine des droits de l’Homme à Laayoune et Dakhla, M. do Rego a réitéré l’adhésion de son pays à l’initiative marocaine d’autonomie présentée au secrétaire Général des Nations-Unies, le 11 avril 2007.

Il a aussi invité les parties à ce différend régional à faire montre d’esprit de compromis pour trouver des solutions justes et consensuelles en vue du règlement définitif de cette question, soulignant “le caractère prioritaire du processus politique”.

Le Bénin, a-t-il poursuivi, “soutient toute initiative du Conseil de Sécurité qui permettrait l’adoption d’un calendrier et des paramètres concrets pour des négociations crédibles”.

Il a, à cet égard, salué la tenue des deux tables rondes de Genève avec la participation du Maroc, de l’Algérie, de la Mauritanie et du polisario en vue de trouver une solution politique rapide à ce différend régional, tout en souhaitant la tenue d’une 3ème rencontre conformément à la résolution 2468 du Conseil de sécurité.


Le Togo a relevé, mercredi devant la 4ème Commission des Nations-Unies à New York, les efforts consentis par le Maroc en faveur du développement au Sahara et ses actions en matière de promotion des droits de l’homme dans la région.

“Ma délégation voudrait prendre acte des efforts du Maroc visant le développement de la région du Sahara, notamment par la réalisation de projets socio-économiques, et se féliciter du renforcement des actions visant à assurer et protéger les droits de l’homme dans la région”, a déclaré le représentant du Togo devant la Commission.

Par ailleurs, le diplomate togolais a salué les efforts du Secrétaire général de l’ONU et de son ancien Envoyé personnel visant à trouver une solution politique au conflit du Sahara marocain, efforts qui ont fourni “un élan pour le processus politique, via des tables rondes” avec la participation de toutes les parties. A cet égard, il a appelé à “maintenir cette dynamique afin que le dialogue ne puisse plus jamais être interrompu jusqu’à la résolution pacifique et définitive” de ce différend régional.

Rappelant la conviction de son pays que “la négociation constitue la seule issue réaliste qui puisse permettre de parvenir à une paix durable dans cette partie du Maghreb”, le représentant togolais a appelé les parties à soutenir et continuer de participer aux tables-rondes et à “éviter des positions tranchées tout en ayant à l’esprit que seule une approche pragmatique et réaliste peut conduire à la résolution de cette crise et à la pacification de la tension qu’elle fait régner sur l’ensemble de la région et au-delà”.

Et de souligner, à ce propos, que la solution politique à ce différend de longue date requiert “une coopération renforcée entre les Etats membres de l’Union du Maghreb Arabe”.

A ce propos, le diplomate togolais a relevé que son pays estime que le règlement de la question du Sahara “reste une responsabilité partagée par toutes les parties prenantes” et que “seule une amélioration sensible des relations entre elles, en particulier entre le Maroc et l’Algérie, peut conduire à cette fin heureuse”.


La République centrafricaine a renouvelé, mercredi devant la 4ème Commission de l’Assemblée générale de l’ONU, son soutien à l’initiative marocaine d’autonomie comme “solution de compromis” au différend artificiel autour du Sahara marocain.

Intervenant à cette occasion, le représentant de la République centrafricaine a relevé que le Royaume du Maroc “déploie des efforts louables en vue d’arriver à ce compromis”, tout en se félicitant de la tenue de deux tables rondes entre le Maroc, l’Algérie, la Mauritanie et le polisario en vue de trouver une “solution politique rapide à ce différend régional”.

“Nous saisissons cette occasion pour rappeler l’importance du réalisme et de l’esprit de compromis pour parvenir à une solution politique définitive et soutenons à cet égard la volonté du Maroc pour la résolution de ce différend régional”, a souligné le diplomate centrafricain.

“‘L’initiative marocaine d’autonomie est la solution de compromis”, a-t-il encore insisté, notant qu’elle “prend en compte les spécificités de la région, suit la logique du compromis et répond aux normes internationales les plus élevées en matière de dévolution des pouvoirs aux populations locales”.

“Plusieurs ateliers sur l’initiative (d’autonomie) ont prouvé que le modèle marocain était plus fiable et traçait la voie vers une solution crédible”, a-t-il fait observer.

Par ailleurs, le représentant de la République centrafricaine a salué le lancement en 2015 par le Maroc du nouveau modèle de développement au Sahara, avec un budget de 8 milliards de dollars “afin d’améliorer le niveau de vie de la population du Sahara et de l’autonomiser en bénéficiant des ressources de la région”, tout en relevant les “réalisations substantielles” du Royaume dans le domaine des droits de l’homme, citant notamment l’interaction du Royaume avec les mécanismes internationaux compétents et le rôle des commissions régionales du Conseil national des droits de l’homme à Laâyoune et Dakhla.

La République centrafricaine a aussi exprimé sa “vive préoccupation” par rapport aux violations des droits de l’homme dans les camps de Tindouf, appelant à l’enregistrement des populations dans ces camps conformément au droit international humanitaire, au mandat du Haut Commissariat aux réfugiés (HCR), aux recommandations du Secrétaire Général de l’ONU et toutes les résolutions du Conseil de sécurité depuis 2011.

La Centrafrique a également apporté son “plein soutien” au processus politique mené sous l’égide exclusive des Nations Unies sur la base des résolutions adoptées par le Conseil de sécurité depuis 2007 pour parvenir à une solution politique “réaliste, pragmatique et durable” à la question du Sahara marocain basée sur le compromis.

 

Bouton retour en haut de la page
Fermer