Quelque 40.000 demandeurs d’asile déboutés sont toujours au Royaume-Uni même s’ils font l’objet d’une procédure d’éloignement, selon des chiffres officiels révélés par le quotidien “The Times”.

La situation des demandeurs d’asile déboutés devient de plus en plus préoccupante au Royaume-Uni, relève le journal, notant que ces personnes refusent, pour divers motifs, de retourner dans leur pays d’origine et finissent par se retrouver dans une situation précaire dans le pays d’accueil.

D’après le quotidien, le nombre de demandeurs d’asile déboutés au Royaume-Uni a augmenté de 15% l’année dernière, alors que le gouvernement était “vivement critiqué pour son approche politique hostile à l’égard des migrants clandestins”.

Cette politique a été surtout dénoncée après le scandale Windrush, qui a ramené sur la table le sort des migrants antillais et de leurs familles, suite à la décision des services d’immigration britanniques d’expulser vers la Jamaïque une cinquantaine de personnes même si leurs dossiers de régularisation étaient encore en cours d’examen.

Le nombre de candidats non retenus “passibles de mesures de renvoi” est passé de 34.752 en 2018 à 39.932 en juin 2019, d’après le Home Office (ministère de l’Intérieur britannique), note le journal qui cite des experts en question migratoire selon lesquels “de nombreux demandeurs d’asile déboutés ne partiront jamais et finiront par recevoir leur droit de séjour”.

Plus de 850 migrants ont traversé la Manche cette année et la plupart d’entre eux auront demandé l’asile. Bien que le nouveau Premier ministre britannique Boris Johnson ait déclaré vendredi que ceux qui tenteraient d’entrer illégalement seraient renvoyés, peu d’entre eux ont été réellement expulsés.

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