Le gouvernement roumain, dirigé par la sociale-démocrate Viorica Dancila, a été renversé par une motion de défiance au Parlement, ouvrant la voie à des négociations pour trouver une nouvelle majorité, à un mois de l’élection présidentielle.

Affaiblis par la rupture de la coalition avec leur allié centriste, les sociaux-démocrates se sont retrouvés isolés au Parlement, lâchés par le parti de la minorité hongroise “UDMR”, qui avait jusqu’ici soutenu le gouvernement de Mme Dancila.

La motion de défiance de l’opposition a été adoptée par 238 élus sur un total de 465 députés.

L’opposition reprochait notamment à l’Exécutif d’avoir “raté toutes les opportunités” offertes par la forte croissance économique enregistrée en Roumanie ces dernières années, et d’avoir fait du pays “l’Etat le plus vulnérable au sein de l’Union européenne”.

Le Parti social-démocrate (PSD) était revenu au pouvoir en fanfare fin 2016. Mais une refonte controversée du système judiciaire, vivement décriée par Bruxelles et destinée selon ses détracteurs à blanchir des hommes politiques accusés de corruption, a rapidement fait chuter sa cote de popularité.

Des dizaines de milliers de Roumains sont descendus dans la rue des mois durant pour “défendre l’Etat de droit”, menacé selon eux par cette réforme.

“Je pars avec la conscience du devoir accompli”, a toutefois affirmé Mme Dancila (55 ans) à l’issue du vote.

Il revient désormais au président de centre droit, Klaus Iohannis, de consulter les différents partis politiques avant de désigner un nouveau Premier ministre, probablement issu des rangs de l’opposition de centre-droit.

“Un nouveau gouvernement qui assurera une transition ordonnée vers les prochaines élections législatives sera formé autour de vous (les Libéraux)”, avait lancé M. Iohannis, mercredi soir, devant plusieurs centaines de membres de cette formation dont il est issu.

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