Le conflit social sur la réforme des retraites entre ce jeudi dans sa quatrième semaine avec des transports toujours très perturbés par les grèves, sans aucune porte de sortie visible et une nouvelle journée d’action samedi à l’ordre du jour.

L’ombre de 1995 plane au 22e jour de mobilisation. Vingt-quatre ans plus tard, aucune issue n’apparaît, avec un gouvernement déterminé à remplacer les 42 régimes de retraites existants par un “système universel” par points et instaurer un âge pivot à 64 ans, assorti d’un bonus-malus. Les syndicats opposés à ce projet où “tout le monde perdra” maintiennent la pression.

Cette semaine, contrairement aux voeux d’Emmanuel Macron, aucune trêve de Noël n’est intervenue.

Blocages de bus, coupures d’électricité, raffineries à l’arrêt, déjeuners “festifs”, représentation du Lac des Cygnes sur le parvis de l’Opéra de Paris par des danseuses en grève…, les syndicats ont multiplié les initiatives un peu partout en France. Ce samedi, d’autres actions sont prévues dans toute la France.

Pour aider les grévistes, plusieurs cagnottes ou chèques de solidarité ont été lancés: 250.000 euros remis mardi par le syndicat Info’Com-CGT à des salariés de la RATP après 40.000 la semaine dernière à 920 salariés du public et du privé (cheminots, postiers, électriciens-gaziers…).

Quant aux commerçants touchés par les grèves, Laurent Maillard, porte-parole du groupe LREM à l’Assemblée, a souligné qu’ils pouvaient demander un report du paiement de leurs prélèvements fiscaux.

Le conflit semble bien parti pour dépasser le record de 28 jours atteint en 1986/87 à la SNCF, également sans trêve de Noël, pour la défense des salaires et les conditions de travail.

Le collectif SOS Retraite, qui regroupe des professions libérales disposant de régimes autonomes, appelle à la grève le 3 janvier.

 

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