Le président américain Donald Trump a annoncé jeudi le retrait de son pays du traité “Ciel ouvert” destiné à permettre de vérifier les mouvements militaires et mesurer la limitation des armements des pays signataires.

“La Russie n’a pas respecté le traité”, a déclaré M. Trump lors d’une rencontre avec la presse à la Maison Blanche ajoutant que “tant qu’ils ne le respecteront pas, nous nous retirerons”.

Il a toutefois laissé penser qu’il reste ouvert à une renégociation du traité conclu par 35 Etats.

Le traité (Open Sky) qui a été signé en 1992 permet aux pays membres d’effectuer des vols de reconnaissance à court préavis et sans armes au-dessus des autres pays pour collecter des données sur les forces et activités militaires.

Il faisait partie d’un large réseau d’accords de contrôle des armements destinés à assurer la stabilité en Europe et à réduire le risque de tensions susceptibles de dégénérer en conflit.

Les responsables américains reprochent depuis longtemps à Moscou de violer le traité Ciel ouvert en interdisant les vols au-dessus d’une ville où la Russie est suspectée d’avoir déployé des armes nucléaires pouvant atteindre l’Europe, ainsi qu’en interdisant les vols au cours des principaux exercices militaires russes, explique le New York Times qui a été le premier à révéler cette information en citant de hauts responsables de l’administration américaine.

“La décision de M. Trump sera considérée comme une preuve supplémentaire qu’il pourrait également être prêt à se retirer du seul traité majeur restant sur les armes avec la Russie: New START, qui limite les États-Unis et la Russie à 1.550 missiles nucléaires déployés chacun”, relève le Times.

Début mars, l’ambassadeur des États-Unis auprès de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE), Jim Gilmore, avait déclaré que l’administration américaine s’emploie à garantir la “réciprocité” de Moscou sur l’accord.

“Nous pensons que nous devons obliger strictement les Russes à rendre des comptes sur le traité Ciel ouvert”, a-t-il dit. “La politique du président est que, dans tous les traités, il doit y avoir une réciprocité. Si nous voulons y adhérer de façon stricte (…) nous nous attendons à ce que les Russes respectent strictement leurs obligations conventionnelles”.

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