La pandémie du nouveau coronavirus (Covid-19) a consolidé la confiance entre les composantes de la société marocaine et leurs institutions, a affirmé vendredi, Mohamed Chafiki, économiste et enseignant- universitaire.

“Le Maroc est appelé à capitaliser et à préserver cet acquis qui s’avère d’une grande importance pour la relance de l’économie après le déconfinement et, à adopter des réformes nécessaires”, a ajouté M. Chafiki lors d’une visioconférence initiée, sous le thème “Les axes du nouveau modèle de développement à la lumière des leçons tirées de la crise sanitaire actuelle”, par le Centre de Développement de la Région de Tensift (CDRT) en partenariat avec la Fondation Friedrich-Naumann pour la Liberté.

Cet acquis impose aux pouvoirs publics d’adopter des approches audacieuses et innovantes et d’être à l’écoute permanente des véritables attentes de toutes les composantes de la société, a relevé M. Chafiki qui occupait par le passé les postes de directeur des Etudes et des Prévisions Financières au Ministère de l’Economie et des Finances, puis d’ambassadeur du Maroc au Mexique.

Par ailleurs, il a mis en relief les mesures proactives et à caractère social adoptées par le Royaume, dont la création du Fonds spécial pour la gestion de la pandémie du coronavirus (Covid-19) sur Hautes Instructions de Sa Majesté le Roi Mohammed VI.

Après avoir noté que les modèles économiques mondiaux ont montré leurs limites, M. Chafiki a souligné que le nouveau modèle économique au Maroc est appelé à être “créateur de richesse”, “productif”, “durable”, “inclusif” et “solidaire” de façon à permettre au Maroc de jouir de la place qui lui échoit au niveau international, relevant que l’économie nationale se doit de réaliser des taux de croissance permettant de lutter efficacement contre le chômage et d’intégrer les catégories en situation de précarité, ainsi que les jeunes et les jeunes diplômés en particulier.

Tout en mettant l’accent sur la diversité territoriale et sectorielle liée au développement durant les 20 dernières années, M. Chafiki a relevé que le Maroc est tenu de diversifier son économie, recourir à l’épargne extérieure, revaloriser le secteur industriel, créer un environnement incitatif pour encourager l’investissement dans de nouveaux secteurs, réduire l’importance de l’économie de rente, qui constitue un frein au développement, augmenter le budget alloué à la recherche scientifique et utiliser les ressources financières de façon efficace, intelligente et innovante.

Il s’agit aussi de développer l’économie du savoir, promouvoir l’économie solidaire, facilité l’accès des catégories sociales en situation de précarité aux mécanismes de production, et à faciliter l’accès aux financements bancaires et à la formation entre autres.

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