Le négociateur européen pour le Brexit, Michel Barnier, a indiqué jeudi que des divergences “significatives” persistent entre Bruxelles et Londres dans les négociations sur leur futur partenariat.

“Des différences significatives subsistent dans des domaines essentiels pour l’UE”, a souligné M. Barnier dans un communiqué publié à l’issue du huitième cycle des pourparlers post-Brexit, qui a eu lieu cette semaine à Londres.

Selon le négociateur européen, l’UE a fait preuve de “flexibilité” pour trouver des solutions qui respectent pleinement la souveraineté du Royaume-Uni et maximiser les chances de parvenir à un accord, “cependant, de son côté, le Royaume-Uni ne s’est pas engagé de manière réciproque sur les principes et intérêts fondamentaux de l’UE”.

“Le Royaume-Uni refuse d’inclure les garanties indispensables de concurrence loyale dans notre futur accord, tout en demandant le libre accès à notre marché”, note-t-il, insistant que “pour l’UE, ses États membres et le Parlement européen, tout futur partenariat économique, quel que soit son niveau d’ambition, doit garantir une concurrence à la fois libre et équitable”.

De même, relève-t-il, “il nous manque encore d’importantes garanties de non-régression par rapport aux normes sociales, environnementales, du travail et climatiques”.

Pour M. Barnier, le Royaume-Uni ne s’est pas engagé non plus sur d’autres questions majeures, telles que des mécanismes de règlement des différends horizontaux crédibles, des garanties essentielles pour la coopération judiciaire et l’application de la loi, la pêche ou encore des conditions de concurrence équitables dans les domaines des transports et de l’énergie.

Le négociateur européen a réitéré que l’UE reste attachée à un futur partenariat ambitieux avec le Royaume-Uni, mettant en garde contre “les conséquences pratiques, économiques et sociales d’un scénario sans accord”.

Alors que la date du 31 décembre 2020, qui marque la fin de la période de transition post-Brexit, approche à grands pas, Bruxelles et Londres peinent à réaliser des progrès tangibles dans les négociations sur leur relation future après plusieurs cycles de discussions.

Faute d’accord, les échanges entre Européens et Britanniques seraient régis par les règles de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), érigeant brutalement de nouvelles barrières commerciales et causant d’importants coûts pour les entreprises importatrices des deux côtés et des retards aux frontières.

 

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