La communauté internationale s’est élevée mercredi au Conseil de sécurité de l’ONU contre le projet d’Israël d’annexer une partie de la Cisjordanie, les Palestiniens, qui envisagent de saisir la Cour internationale de Justice, réclamant des sanctions.

Lors d’une vidéoconférence à laquelle ont participé plusieurs ministres, les chefs des Nations unies et de la Ligue arabe ont demandé à l’unisson à Israël “d’abandonner ses plans” qui pourraient “mettre fin aux efforts internationaux en faveur de la création d’un Etat palestinien viable”.

L’objectif doit rester d’avoir “deux Etats – Israël et un Etat palestinien indépendant, démocratique, d’un seul tenant, souverain et viable – vivant côte à côte en paix et en sécurité dans des frontières reconnues basées sur les lignes définies en 1967”, a souligné pour l’ONU Antonio Guterres.

Dans une déclaration commune, sept pays européens – Allemagne, Estonie, Belgique, France, Norvège, Irlande et Royaume-Uni – ont souligné qu’elle “compromettrait gravement la relance de négociations”. “En raison de nos obligations et nos responsabilités en matière de droit international, une annexion aura des conséquences sur nos relations étroites avec Israël et ne sera pas reconnue par nous”, ont-ils ajouté.

Une annexion “détruirait toute idée de paix à l’avenir”, a aussi dit le secrétaire général de la Ligue des États arabes, Ahmed Aboul Gheit.

Plus d’un millier de parlementaires européens ont, par ailleurs, rendu publique, mercredi, une lettre ouverte pour stopper le projet d’annexion de parties importantes de la Cisjordanie occupée.

«Nous, parlementaires de toute l’Europe engagés en faveur d’un ordre mondial fondé sur des règles, partageons de vives inquiétudes concernant le plan du président Trump pour le conflit israélo-palestinien et la perspective d’une annexion israélienne du territoire de la Cisjordanie. Nous sommes profondément préoccupés par le précédent que cela créerait pour les relations internationales en général », lit-on dans cette lettre signée par tous des partis de toutes les tendances politiques européennes.

Depuis des décennies, ajoutent les signataires de la lettre, l’Europe promeut une issue juste au conflit israélo-palestinien sous la forme d’une solution à deux États, conformément au droit international et aux résolutions pertinentes du Conseil de sécurité des Nations Unies, relevant que malheureusement, le plan du président Trump s’écarte des paramètres et des principes convenus au niveau international.

Ce plan, explique la lettre, «favorise un contrôle israélien permanent sur un territoire palestinien fragmenté, laissant les Palestiniens sans souveraineté et donnant feu vert à Israël pour annexer unilatéralement des parties importantes de la Cisjordanie ».

Suivant la voie du plan Trump, note la lettre, la coalition israélienne récemment composée stipule que le gouvernement peut aller de l’avant avec l’annexion dès le 1er juillet 2020.

Cette décision, mettent les signataires en garde, «sera fatale aux perspectives de paix israélo-palestinienne et remettra en question les normes les plus fondamentales qui guident les relations internationales, y compris la Charte des Nations Unies ».

Les Parlementaires européens se disent «profondément préoccupés par l’impact de l’annexion sur la vie des Israéliens et des Palestiniens ainsi que par son potentiel déstabilisateur dans la région aux portes de notre continent».

Ces préoccupations, poursuivent-ils, «ne sont pas moins graves à un moment où le monde est aux prises avec la pandémie de Covid-19, la plus grave urgence collective à laquelle nous ayons été confrontés depuis des décennies».

 

 

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