Le Centre de rassemblement des réfugiés dans la capitale libyenne est aujourd’hui “surpeuplé”, a déploré le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR).

Le centre de rassemblement et de départ à Tripoli est aujourd’hui “surpeuplé” et 1.000 personnes y sont hébergés pour une capacité d’accueil de seulement 700, a indiqué le HCR dans un communiqué reproduit par des médias locaux, réclamant davantage de places dans les pays d’accueil pour y réinstaller les réfugiés vulnérables.

Et de mettre en garde que “les infrastructures et les services du centre sont surexploités et les conditions de vie se détériorent”, regrettant des “solutions très limitées” pour évacuer les migrants vulnérables hors de Libye, théâtre de violences depuis la chute du régime de Mouammar Kadhafi en 2011.

Le Centre de rassemblement et de départ du HCR, créé en décembre 2018, sert de point de transit pour les migrants et réfugiés, détenus arbitrairement et identifiés comme “les plus vulnérables”.

Les organisations humanitaires et les institutions internationales s’alarment de la situation de milliers de migrants en Libye, pris au piège des combats depuis début avril entre les forces loyales au Gouvernement d’union nationale (GNA), reconnu par l’ONU et celles du maréchal Khalifa Haftar, basées dans l’est libyen.

Selon l’ONU, 4.900 réfugiés et migrants sont détenus actuellement dans des centres relevant du GNA, parmi lesquels 3.500 se trouvent à proximité des combats qui se déroulent au sud de la capitale.

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