Le Roi Philippe de Belgique a reçu, lundi, la première ministre en affaires courantes Sophie Wilmès et l’a chargé de former un gouvernement de pleins pouvoirs dans le contexte de la propagation de l’épidémie du coronavirus, indique un communiqué du Palais Royal belge.

Cette nomination intervient suite à l’appel de plusieurs partis politiques de doter le pays d’un gouvernement fort pour faire face aux conséquences de la pandémie sur les plans économique et social.

Auparavant, le Roi des Belges avait reçu les deux personnalités chargées de négocier avec les partis Patrick Dewael et Sabine Laruelle qui lui ont remis leur rapport final.

“Il en ressort que le gouvernement démissionnaire dispose d’un soutien suffisant au parlement lui permettant de poursuivre la gestion des problèmes urgents auxquels notre pays doit faire face”, précise le Palais.

Dix partis politiques belges sont parvenus, dimanche soir, à un accord pour donner le soutien d’une majorité au gouvernement fédéral en affaires courantes afin qu’il puisse être doté de pouvoirs spéciaux pendant une période maximale de 6 mois, avaient annoncé les chargés de mission royaux, Sabine Laruelle et Patrick Dewael.

“L’urgence est de prendre en charge le coronavirus dans l’ensemble de ses aspects”, a souligné Mme Laruelle, présidente du Sénat, chargée par le Roi Philippe avec M. Dewael, président de la Chambre des représentants, de “prendre les contacts politiques nécessaires” en vue de former un nouveau gouvernement fédéral qui peine à se concrétiser depuis le scrutin du 26 mai dernier.

La Première ministre formera un gouvernement qui sera désormais de plein exercice mais dans le cadre d’un programme limité à la lutte contre le coronavirus et la prise en charge des effets socio-économiques et budgétaires de la pandémie.

Elle devra obtenir jeudi la confiance à la Chambre des représentants qui lui sera acquise à une très large majorité de plus de 100 sièges. Elle pourra ensuite demander les pouvoirs spéciaux pour une durée de trois mois renouvelable une fois. Le fait de doter le gouvernement de pouvoirs spéciaux habilite l’exécutif à modifier des lois par arrêtés royaux, à charge ensuite pour le parlement de les confirmer.

Ce gouvernement sera composé des partis de la coalition fédérale actuelle, soit le parti francophone “Mouvement réformateur” (MR), les Chrétiens-démocrates flamands (CD&V) et les Libéraux-démocrates flamands (Open Vld).

Les autres partis (PS, N-VA, Ecolo, Groen, cdH et DéFI) soutiendront la nouvelle équipe de l’extérieur. Ils ont convenu qu’il ne fallait pas “déstabiliser” le gouvernement en place alors que la Belgique affronte la pandémie.

Les six prochains mois en Belgique pourront permettre d’accélérer les négociations en vue de la mise en place d’un gouvernement de plein exercice issu du scrutin du 26 mai dernier, afin de faire face aux différents défis auxquels est confronté le pays.

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