La Mission des Nations unies pour la stabilisation en République démocratique du Congo (Monusco) devrait s’engager dans une “stratégie de sortie durable et responsable” pour céder la place à un “nouveau type de de partenariat” entre la RDC et les Nations Unies, a indiqué un responsable onusien.

“Il est important aujourd’hui que la Monusco s’engage dans une stratégie de sortie durable et responsable pour faire place à un nouveau type de partenariat entre le Congo et les Nations Unies, se reposant sur le soutien de l’équipe de pays au Gouvernement et à la population”, a affirmé en conférence de presse François Grignon, représentant spécial adjoint par intérim pour la protection et les opérations de la Monusco.

Selon lui, les défis qui restent à relever pour ce faire sont importants, mais la réponse est également très claire. “Plus que jamais, le Congo a besoin d’Etat, d’un Etat démocratique, d’un Etat dont les fonctions régaliennes minimales (administration du territoire, justice, police) ont été consolidées sur l’ensemble du territoire, et surtout d’un Etat de droit, où le maintien de l’ordre est démilitarisé et où il n’y a plus d’impunité pour les crimes graves”, suggère-t-il.

Le Nord-Kivu connaît aujourd’hui la principale crise de protection du pays. Pour y faire face, les Forces armées de la RDC viennent de lancer des opérations militaires pour éradiquer la menace des groupes armés, notamment les ADF, dans le Grand Nord, mais la situation dans le Petit Nord est également extrêmement inquiétante, d’autant plus que 53 % de toutes les violations des droits de l’homme sur le territoire de la RDC ont eu lieu cette année dans cette zone.

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