Les Etats-Unis réunissent, ce mercredi et jeudi, un sommet virtuel pour favoriser la coopération internationale contre les rançongiciels, auquel prennent part une trentaine de pays.

Ce forum, qui se tient sans la Russie, a pour ambition d’«accélérer la coopération sur l’amélioration de la résilience des réseaux, s’attaquer aux systèmes financiers qui rendent les rançongiciels rentables, perturber l’écosystème des ransomwares via la collaboration des forces de l’ordre et tirer parti des outils de la diplomatie pour aborder les sphères de sécurité et améliorer la capacité des partenaires », selon le conseil de sécurité nationale de la Maison Blanche.

Les rançongiciels (ransomware en anglais) sont des logiciels malveillants qui prennent en otage des données personnelles ou des sociétés et qui ne sont libérées qu’en contrepartie de paiement de sommes d’argent importantes.

Les incidents liés aux ransomwares ont perturbé des services et des entreprises critiques dans le monde entier : des écoles, des banques, des bureaux gouvernementaux, des services d’urgence, des hôpitaux, des sociétés énergétiques, des transports et des entreprises alimentaires ont tous été touchés. Les attaquants de ransomware ont ciblé des organisations de toutes tailles, où qu’elles se trouvent.

Selon Washington, les pertes économiques mondiales dues aux ransomwares sont importantes avec des paiements de ransomware ayant atteint plus de 400 millions de dollars dans le monde en 2020 et dépassant 81 millions de dollars au premier trimestre 2021, illustrant la nature financière de ces activités.

Une série d’attaques majeures par rançongiciels ont récemment perturbé des sociétés importantes aux Etats-Unis. Washington les a attribués à des groupes criminels basés en Russie.

Le président américain Joe Biden a exhorté son homologue russe Vladimir Poutine à sévir contre ces groupes, tout en assurant que les États-Unis prendraient “toutes les mesures nécessaires pour défendre leur population et leurs infrastructures essentielles face à ce défi permanent”.

Outre l’action gouvernementale, les responsables américains ont appelé le secteur privé, qui possède et exploite la majorité des infrastructures critiques, à « moderniser ses cyberdéfenses » pour faire face à la menace des ransomwares, tout en relevant le rôle essentiel du partenariat international face à des organisations criminelles transnationales qui tirent parti des infrastructures mondiales et des réseaux de blanchiment d’argent pour mener leurs attaques.

Washington a défini quatre axes d’intervention prioritaires: perturber l’infrastructure et les acteurs des ransomwares, renforcer la résilience pour résister à ces attaques, lutter contre l’abus des monnaies virtuelles pour blanchir les paiements de rançon et tirer parti de la coopération internationale pour perturber l’écosystème des rançongiciels.

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