Le ministre et conseiller spécial du Premier ministre éthiopien, Arkebe Oqubay, a appelé, jeudi à Rabat, les pays africains à promouvoir leurs liens de coopération avec la Chine afin de profiter de son expertise, de son évolution ainsi que de son expérience dans divers domaines.

S’exprimant lors de la cérémonie de lancement de trois de ses livres, au siège du think tank “Policy Center for The New South”, M. Oqubay a estimé que le continent africain doit tirer profit des expériences des autres pays, notamment la Chine, appelée à devenir la “meilleure économie” du monde.

Considéré par The New African Magazine comme l’un des 100 Africains les plus influents en 2016, M. Oqubay a eu l’occasion de présenter au public trois de ses oeuvres, à savoir “China-Africa and An Economic Transformation)”, “How Nations Learn: Technological Learning, Industrial Policy, and Catch-up” et “Oxford Handbook of The Ethiopian Economics”.

Le continent africain est lié à la Chine, a indiqué M. Oqubay dans une déclaration à la MAP en marge de cette cérémonie, notant qu’il s’agit-là d’un élément que l’on retrouve dans l’ouvrage “China-Africa and an Economic Transformation”, qui traite des relations sino-africaines dans le contexte d’une division mondiale du travail, du pouvoir, de l’histoire et des expériences de la Chine et du continent africain.

Cet ouvrage examine également les idées fondamentales de la transformation structurelle, de l’investissement productif, de l’industrialisation, du commerce international, du développement des infrastructures et du financement, a-t-il ajouté.

“Chaque nation se développe grâce à l’apprentissage à partir de pratiques locales”, a relevé le ministre et conseiller spécial du Premier ministre éthiopien, mettant l’accent sur le concept de l’apprentissage technologique au niveau de l’entreprise. Ce concept est traité dans l’ouvrage “How Nations Learn: Technological Learning, Industrial Policy, and Catch-up”.

Dans “Oxford Handbook of the Ethiopian Economics”, M. Oqubay s’intéresse au modèle de développement éthiopien, remettant en cause l’idée selon laquelle la politique industrielle ne fonctionnerait jamais dans les pays pauvres d’Afrique, en réussissant son industrialisation.

Titulaire d’un doctorat en études de développement de la School of Oriental and African Studies, à l’Université de Londres et chercheur associé au Centre des études africaines à la même université, M. Oqubay est aussi président du conseil d’administration de plusieurs organismes publics dans son pays. Il a également été maire d’Addis-Abeba.

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